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Affaire Mila: Marlène Schiappa adresse son soutien à la jeune fille

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La secrétaire d'État a rappelé que le cyber-harcèlement en meute est puni par la loi. Après la diffusion de sa vidéo, la jeune fille a reçu des centaines de messages d'insultes et de menaces.

Deux enquêtes ouvertes après le lynchage de Mila, une adolescente de 16 ans qui tient des propos anti-islam dans une vidéo diffusée sur Twitter. Le procureur de la République de Vienne a donc ouvert une enquête sur Mila et les insultes anti-islam, pour provocation à la haine raciale, l'autre sur les menaces de mort et insultes des internautes. Car la jeune fille est victime de harcèlement et de menaces, en ligne comme dans la vie réelle. 

La secrétaire d’État en charge de l’égalité des hommes et des femmes a pris position vendredi après-midi dans un communiqué. Elle a notamment rappelé que le cyber-harcèlement en meute est puni par la loi du 3 août 2018 contre les violences sexistes et sexuelles. 

"À cet égard, je souhaite que justice soit rendue suite au cyber-harcèlement violent subi par la jeune Mila, à qui j’ai adressé mon soutien et pour la protection de laquelle la Préfecture est pleinement mobilisée. Elle fait savoir par sa famille qu’elle ne souhaite aucune récupération politique de nulle part. Je n’aurai donc pas d’autre expression sur ce sujet et souhaite respecter sa volonté. Par ailleurs, elle souhaite que sa photo et ses vidéos cessent d’être diffusées par la presse. Je souhaite que chacun puisse au-dehors de toute considération politicienne respecter la volonté d’une jeune fille de 16 ans aujourd’hui menacée violemment. Aucune femme n’est responsable des violences qu’elle subit. Aucune. Jamais. La récupération politique de l’extrême droite est odieuse ; les justifications des violences qu’elle vit y compris par des leaders d’opinion sont criminelles", déclare-t-elle.

L'extrait a été vu 1,6 million de fois sur le réseau social et a déclenché une vague de haine avec des menaces de mort, de viol envers Mila et sa famille, et des insultes sexistes, et homophobes.

Son adresse est même diffusée. Elle n'est pas retournée dans son lycée depuis par peur de représailles. Les autorités ont été prévenues et la plateforme Pharos saisie pour signaler les contenus de la vidéo et des messages.

La rédaction de RMC