RMC

Agnès Thill: "Avoir été exclue d'un parti sectaire, c'est un honneur!"

La députée de l'Oise Agnès Thill a été exclue du parti LaREM. Pour cause, ses propos sur la PMA ont été jugés trop polémiques, trop pernicieux et blessants. Elle était l'invitée de RMC.

Agnès Thill n’est plus députée de La République en Marche. La députée de l’Oise a été exclue du parti présidentielle mercredi pour "avoir tenu des propos polémiques sur les réseaux sociaux et également par voie de presse à propos du projet du gouvernement d’ouvrir la PMA à toutes les femmes", a annoncé le parti dans un communiqué. 

Agnès Thill s’était positionnée contre la PMA et avait notamment dénoncé un "lobby LGBT à l’Assemblée nationale". Selon elle, la PMA qui devrait arriver dans la future loi bioéthique, et qui prévoit l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules, va "évincer les pères de la naissance et de l’éducation des enfants".

Invité dans Les Grandes Gueules, la députée s’est défendue de s’être engagée dans la République en Marche en sachant que l’ouverture de la PMA à toutes les femmes était dans le programme d’Emmanuel Macron.

"On n’a pas promis des enfants sans père, c’était pas écrit. On n’a pas promis le remboursement par la sécurité sociale, c’était pas écrit. On n’a pas promis la procréation post-mortem, c’était pas écrit. Et si j’avais promis ça, j’aurais eu beaucoup de voix en moins", affirme-t-elle. 

Des poursuites à venir

Son exclusion du parti, la députée de 55 ans dit bien "la vivre". En effet, elle le compare à un parti "sectaire".

"Ça ne me dérange nullement, j’en suis ravie. De plus, ça ne va pas me faire taire. Je vais encore plus parler et puis je reste député. Je ne suis pas parti de moi-même parce que cela leur aurait fait un trop grand plaisir. Depuis un an, je suis harcelé d’une violence inouïe par les miens", explique-t-elle. 

Cependant, elle va tout de même engager une procédure en justice, car elle dit avoir trop subi depuis de longs mois. 

Guillaume Descours