RMC

Agression dans une laverie: "Le rapport au masque est minime, la victime aurait dit autre chose, le résultat aurait été le même"

Cette agression s'inscrit dans la longue liste de violences liées au port du masque. Sur le plateau des "Grandes Gueules", on estime que le masque n'est qu'un prétexte.

Les images font froid dans le dos. Un homme a été violemment frappé à coups de bâtons dans une laverie à Soissy-Montmorency dans le Val-d'Oise dimanche. Sur des images de vidéo surveillance ont y voit quatre personnes frappé la victime âgée de 44 ans après que celle-ci a demandé à l'un d'eux de mettre son masque. 

Cette agression s'inscrit dans la longue liste de violences liées au port du masque. À Amiens fin juillet, c'est un soignant qui a été frappé par un homme dans un bar à qui il demandait de porter un masque. À Orléans, un mineur a été mis en examen pour des faits similaires tandis qu'un chauffeur de bus avait été tué à Bayonne après avoir été frappé par quatre personnes.

"Si c’est un colérique il gueule, au pire il se bat mais là il ressort et va chercher quatre potes avec des bâtons ?"

Sur le plateau des "Grandes Gueules", on estime que le masque n'est malheureusement qu'un prétexte pour un déchaînement de violences gratuites: "C'est plutôt l'attitude de ces gens par rapport aux règles, comment on se comporte vis-à-vis des autres. Le masque va servir à diviser encore plus les gens. celui qui n'a pas de masques, si il est violent par nature, cela va rajouter une raison supplémentaire d'avoir des castagnes un peu partout", estime Zohra Bitan.

"Le rapport au masque en fait il est minime. On lui aurait dit 'pouvez-vous faire sortir le chien' ou 'fermer la porte s’il vous plaît', il se serait énervé quand même", juge de son côté Etienne Liebig. "Dans la laverie, celui qui agresse la victime, on lui fait une remarque, si c’est un colérique il gueule, au pire il se bat mais il ressort et va chercher quatre potes avec des bâtons ? C’est une pure ordure et ses potes sont des énormes connards", ajoute-t-il.

Le port du masque à l'air libre est en train de se démocratiser. Après 69 communes de Mayenne, très touchées par le retour du coronavirus, Lille, Toulouse et Paris ou encore Tours, Orléans et Annecy, ont pris la décision de le rendre obligatoire dans les zones les plus fréquentées. Vendredi le ministre de la Santé Olivier Véran avait laissé au Préfet le choix d'étendre l'obligation de port du masque "aux lieux publics ouverts", ouvrant sur 

Guillaume Dussourt