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Bayrou propose une taxe progressive pour les carburants: trop tard?

François Bayrou alerte le président de la République sur la nouvelle hausse des taxes du carburant à venir en janvier et propose de revenir à une taxe flottante pour amortir la hausse des prix du pétrole. Les Grandes Gueules sont revenues ce jeudi sur cette sortie du maire de Pau.

François Bayrou, proche d'Emmanuel Macron, exhorte le président à tirer les leçons des gilets jaunes. "Une nouvelle étape d'augmentation des taxes sur les carburants est prévue au mois de janvier: cela mérite que nous y réfléchissions", a estimé mercredi le patron du MoDem et partenaire de la majorité, François Bayrou, dans un entretien au Figaro.

L'éphémère ministre de la Justice d'Emmanuel Macron, qui propose de "reprendre l'idée d'une modulation des taxes en fonction du coût du baril du pétrole". Une sorte de taxe "flottante" comme il y avait autrefois pour que les automobilistes ne se subissent pas l'augmentation du coût du pétrole en plus de l'augmentation des taxes.

Au cinquième jour du mouvement des "gilets jaunes" contre la hausse des prix des carburants, le leader centriste appelle à "comprendre qu'un tel mouvement est un révélateur d'une crise profonde de la société française", "une sorte de sécession de la base de la société contre son prétendu sommet" qui date, selon lui, "de plusieurs décennies".

Un train de retard ?

Les Grandes Gueules ont réagi à cette sortie du leader centriste et semblent plutôt d'accord avec la mesure proposée. "Il a raison et c'est la seule façon de sortir par le haut. Il va bien falloir en sortir et ça permettrait d'éteindre les incendies des gilets jaunes", selon l'avocate Marie-Anne Soubré.

Joëlle Dago-Seri estime quant à elle que François Bayrou a un train de retard en proposant cela car selon elle le mouvement a déjà dévié de la simple revendication concernant le prix de l'essence.

"Si ça avait été pris dès le début ça aurait peut-être marché car c'est la mesure qui a mis le feu aux poudres. Mais maintenant on est plutôt dans des revendications de pouvoir d'achat, de fracture sociale, de ras-le-bol fiscal. Ca donnerait un premier signe mais je ne pense pas que ça éteindrait le mouvement" 
J.A. avec les GG