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Bournazel tacle El Khomri: "Elle dit qu'elle a le soutien de Macron mais il n'y a pas de propos en ce sens"

Alors qu'ils se réclament tous les deux de la majorité présidentielle, Pierre-Yves Bournazel, candidat LR aux législatives dans la 18ème circonscription de Paris, a tancé son adversaire pour le second tour, l'ancienne ministre socialiste, Myriam El Khomri, ce mardi dans les Grandes Gueules.

C'est à ne plus rien y comprendre. Le duel entre Pierre-Yves Bournazel (LR) et Myriam El Khomri (PS) au second tour des élections législatives dans la 18ème circonscription de Paris devient de plus en plus illisible pour les électeurs. Les deux candidats se réclament en effet chacun de la majorité présidentielle. En effet, alors que l'ancienne ministre du Travail a revendiqué le soutien d'Emmanuel Macron, le conseiller de Paris s'est lui vu réitérer ce mardi celui du Premier ministre, Edouard Philippe.

"Il n'y a pas de candidat En Marche! dans cette circonscription"

Invité des Grandes Gueules, Pierre-Yves Bournazel a tenté de clarifier la situation: "On va s'en tenir aux faits: il n'y a pas de candidat En Marche! dans cette circonscription. Ce choix a été fait et d'après ce que je comprends le président de la République ne se mêle pas de cette circonscription. Il dit que les deux candidats sont compatibles et souhaite que le meilleur gagne. Madame El Khomri dit qu'elle a son soutien mais il n'y a pas de texte, de vidéo, de propos en ce sens. Le président souhaite avoir une majorité et l'un ou l'autre lui convient".

"En revanche, le Premier ministre, celui qui est en charge de mener la campagne pour les législatives, a, lui, fait le choix de me soutenir et je l'en remercie", ajoute celui qui est actuellement conseiller de Paris. "Il n'y a pas de candidat En Marche! pour autant ça ne veut pas dire que cela revient au même de voter pour Myriam El Khomri ou pour moi. En effet, nous allons construire une nouvelle majorité qui va s'inscrire sur le renouvellement. Comment incarner le renouvellement quand on a été ministre jusqu'au bout de François Hollande et Manuel Valls?", tacle Pierre-Yves Bournazel.

"On fait de la politique pour défendre des idées avant de défendre une étiquette"

"Comment incarner le renouvellement quand on a été ministre du Travail d'un quinquennat qui a créé 1,2 million de chômeurs supplémentaires? Comment incarner le renouvellement quand on a été l'adjointe de Daniel Vaillant pendant dix ans à la mairie du 18ème?, interroge-t-il encore. Comment incarner le renouvellement quand on a été la suppléante du député sortant depuis 20 ans?" (…)

"Je suis investi par Les Républicains et l'UDI et je suis soutenu par le MoDem local, rappelle néanmoins celui qui est arrivé en tête au premier tour avec 31,8% des voix. Mais je ne suis pas un pot de yaourt. (…) J'ai été porte-parole d'Alain Juppé pendant la campagne des primaires. Nous avons porté une vision humaniste d'une société ouverte et tolérante, c'est partagé par Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Nous avons porté l'idée d'un grand projet européen pour l'avenir de la France, c'est partagé par Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Nous avons porté des réformes libérales et sociales, c'est partagé par Emmanuel Macron et Edouard Philippe". Et d'estimer enfin: "On fait de la politique pour défendre des idées avant de défendre une étiquette".

Maxime Ricard avec Les Grandes Gueules