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Colère de commerçants après la fermeture de leurs magasins: "Il ne fallait pas les sacrifier!"

Dans les Grandes Gueules, Zohra Bitan s'est montrée très critique vis-à-vis des mesures prises par le gouvernement au sujet de la fermeture de certains petits commerces.

"Si on ne peut pas faire Noël, si on nous empêche de travailler, on va déposer le bilan". Voilà, en somme, le message des commerçants en direction du gouvernement. Certains d’entre eux ont été obligés de fermer car ils ne vendent pas de produits "essentiels".

Par soucis d’équité, l’Exécutif a demandé aux supermarchés de bâcher ou retirer les rayons aux produits "non essentiels". Une liste a ainsi été dressée et envoyée aux gérants de ces grandes surfaces.

"Se retrouver dans un supermarché ou à une ou deux personnes dans un petit commerce, je ne vois pas la multiplication du danger"

"Avec toutes ces mesures qui s’empilent les unes sur les autres, j’essaye de comprendre", dit Zohra Bitan dans les Grandes Gueules.

La GG ne comprend pas la sévérité avec laquelle le gouvernement traite les commerçants qui font preuve, pourtant, de bonne volonté.

"Le gouvernement veut réduire le nombre de points contacts entre chacun. Je trouve que c’est un argument qui est tiré par les cheveux. Se retrouver dans un supermarché à plusieurs ou se retrouver à une ou deux personnes dans un petit commerce de proximité, je ne vois pas la multiplication du danger".

"Se retrouver avec des grandes surfaces et des rayons plastifiés, c’est n’importe quoi"

Elle se pose en défenseure des commerçants. "Ils clament ne pas vouloir vivre des aides de l’État, c’est-à-dire de nos impôts. Les commerçants veulent juste travailler en appliquant toutes les mesures sanitaires en disant "on est prêt à jouer le jeu". Je pense qu’il ne fallait pas les sacrifier, il fallait les laisser les choses se gérer localement".

Pour Zohra Bitan, "il faut laisser l’économie s’organiser avec des règles que l’État a déjà données. Se retrouver avec des grandes surfaces et des rayons plastifiés, c’est n’importe quoi ! C’est quand même bizarre, on peut acheter ça mais pas ça. C’est à la fois illisible et en plus ça fait des mécontents".

Maxime Trouleau