RMC

"Critiquer la politique israélienne est une nécessité, c’est une nécessité salutaire", assure Raphaël Enthoven

Raphaël Enthoven sur le plateau des GG

Raphaël Enthoven sur le plateau des GG - Capture d'écran RMC

Le philosophe assure que critiquer Israël est une nécessité, et que l'antisionisme n'est pas forcement antisémite.

Invité des Grandes gueules ce lundi, Raphaël Enthoven a tenu à défendre Alain Finkielkraut, pris a partie par des gilets jaunes samedi à Paris qui lui reprochaient son soutien à Israël.

"Alain Finkielkraut il est pour la paix de 67 et le retour aux frontières de la même année", a-t-il assuré dans un premier temps, faisant référence aux frontières de l'état d'Israël telle que l'ONU les a reconnues en 1967 à l'issue de la guerre des Six jours.

"Critiquer la politique israélienne, une nécessité salutaire"

Le philosophe a également tenu à faire un petit cours de sémantique en expliquant son point de vue sur la différence entre antisémitisme et antisionisme: "Critiquer la politique israélienne est une nécessité, c’est une nécessité salutaire", a-t-il assuré dans un premier temps. "Confondre la critique de la politique israélienne avec ce qu’on appelle l’antisionisme, c’est-à-dire le refus de l’existence de l’état d’Israël qui serait pour le coup un épisode monstrueux, c’est là un malentendu où s’engouffre des tas de gens qui disent 'sionistes', pour ne pas dire 'juifs'", a-t-il ajouté.

Pas favorable à l'infraction délictuelle de l'antisionisme

"Si par antisioniste vous entendez le désir que cet état disparaisse, alors à mon avis vous êtes sournoisement antisémite. Si en revanche par antisionisme vous entendez par ce mot qui alors n’est pas le bon, la critique nécessaire de la politique du gouvernement israélien, il n’y a rien à redire à ça", a assuré Raphaël Enthoven.

Interrogé sur la proposition de plusieurs députés de considérer l'antisionisme comme un délit, au même titre que l'antisémitisme, le philosophe a assuré que cela ajouterait "de la confusion à la confusion", ajoutant que de nombreuses personnes se disaient antisioniste "de bonne foi", sans être antisémite: "C'est aussi absurde d’accuser d'antisémitisme un antisioniste, que d'islamophobe celui qui lutte contre la burqa", a conclu Raphaël Enthoven.

Les GG (avec Guillaume Dussourt)