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Débat entre Le Pen et Darmanin: comment la présidente du Rassemblent national en sort renforcée?

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- - Bertrand GUAY / AFP

Pour les "Grandes Gueules", Marine Le Pen est la grande gagnante du débat qui l'a opposé au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Et tout ça sans forcer.

Visiblement, le débat sur France 2 entre Marine Le Pen et Gérald Darmanin, a peu intéressé, rassemblant seulement 1,9 million de téléspectateur pour 8,6% de parts de marché. Dans un premier temps, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a qualifié Marine Le Pen de "molle", avant de l'installer dans le costume de présidente de la République. Et pour les "Grandes Gueules", la prestation du premier flic de France a été catastrophique et, comme soulignée déjà avant le débat, la décision de l'envoyer est un désastre politique pour la majorité présidentielle.

"C'est dramatique. Culturellement, Marine Le Pen a gagné le débat. On l'a installé dans le rôle de l'opposante en chef comme le veut Macron depuis le début. En France soit on est macroniste soi lepeniste et on a pas d'espace entre les deux", a déploré Isabelle Saporta. "Il se montre plus dur qu'elle même, il y a une surenchère qui n'apporte aucune solution".

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"Marine Le Pen a même eu un discours un peu raisonnable sur l'islam"

La journaliste pointe également du doigt les propos de Gérald Darmanin à propos de Marine Le Pen, qualifiée de "molle, branlante, pas dure": "Est-on obligé d'avoir cet imaginaire sexualisant de Darmanin pour qualifier Marine Le Pen?", s'interroge-t-elle, estimant que même sans avoir été bonne, la présidente du Rassemblement national a gagné le débat.

"J'ai vu la même ligne avec un combat entre celui qui essayait d'aller le plus vite sur la même route", juge de son côté Joëlle Dago-Sery. "Marine Le Pen a même eu un discours un peu raisonnable sur l'islam. En fait on a perdu la boussole. J'aimerai que Macron retrouve sa boussole parce que moi je ne sais plus où j'habite".

Isabelle Saporta souligne de son côté qu'Emmanuel Macron s'adapte à "ce qu'il pense être l'opinion", déplorant la démagogie du président de la République avec la nomination au ministère de l'Intérieur d'un ministre très à droite, transfuge des Républicains et ancien soutien de La manif pour tous.

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G.D.