RMC

Emmanuel Macron élu président: "on n'est qu'au début du travail, j'espère qu'il va réussir"

A 39 ans, Emmanuel Macron a été élu président de la République avec 66,06% des voix face à Marine Le Pen. Une élection qui a "soulagée" la Grande Gueule Joëlle Dago-Serry face à "la menace" que représentait le Front national.

Emmanuel Macron a été élu dimanche avec 66,06% des voix selon des résultats quasi définitifs portant sur 99,99% des inscrits, battant largement Marine Le Pen (33,94%) lors d'un second tour marqué par une forte abstention (25,38%), jamais atteinte depuis le scrutin présidentiel de 1969. Les blancs et nuls approchent les 9% des inscrits (plus de 4 millions), un record pour une présidentielle. Au total, plus d'un Français sur trois a refusé de choisir dimanche entre les deux candidats.

"Une formidable victoire"

Au terme d'une campagne riche en rebondissements, le candidat d'En Marche!, 39 ans, va devenir le huitième président de la Ve République, le plus jeune de l'Histoire. Une victoire qui a "soulagée" la Grande Gueule Joëlle Dago-Serry car "il y avait quand même cette menace du FN, même si elle s'était un peu réduite depuis le débat". "Tout de suite, je me suis demandée s'il allait réussir. Il y a toujours cette petite épée de Damoclès du FN et des législatives. On n'a pas fini, on n'est qu'au début du travail, ajoute-t-elle. J'espère donc qu'il va réussir".

"Ça reste un espoir, une formidable victoire. Certes il y a eu des abstentions il y a quand même des gens qui sont allés voter pour dire 'Oui j'ai peur des étrangers, de ne plus avoir de boulot demain. Je ne veux plus de l'Europe, j'ai envie de me refermer sur moi'. Plein de gens ont fait ça et malgré tout il est quand même passé. Il y a donc un espoir, estime encore Joëlle Dago-Serry. Cela veut dire qu'il y a encore beaucoup de gens en France qui croient que l'on peut s'en sortir avec l'euro et l'Europe, qui pensent que l'on a encore des ressources pour y arriver. Et ça, pour moi, c'est une victoire".

"Il a senti qu'il y avait encore une envie en France"

Et de juger l'arrivée d'Emmanuel Macron sur l'esplanade du Louvre, au son de "L'Ode à la joie" de Beethoven, l'hymne européen: "C'était très bien. Ça m'a plu. Le discours le soir du premier tour était vraiment nul, ce n'était pas préparé. Là, il a corrigé. C'était solennel. Il sait qu'il y a eu de l'abstention, que des gens ont voté contre lui et il est obligé de le reconnaître". (…)

"Emmanuel Macron a senti que la France avait besoin de renouvellement et il l'a senti bien avant les deux grands partis au pouvoir et qui prennent la température du monde et de la France depuis 40 ans, souligne-t-elle. Il a senti qu'on en avait assez des mêmes personnes. Il a aussi senti qu'il y avait encore une envie en France malgré tout ce qu'on peut dire, malgré le fait qu'une partie de la population est désabusée".

M.R avec Les Grandes Gueules