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Emmanuel Macron président: "on va s'occuper de lui pendant cinq ans. Il va regretter d'être élu"

A peine Marine Le Pen éliminée, Jean-Luc Mélenchon a lancé dimanche un appel aux électeurs de La France insoumise à se "fédérer" pour les législatives afin de s'opposer à Emmanuel Macron, "nouveau monarque présidentiel". Un appel entendu par ses militants à Marseille, où le candidat de la France insoumise était arrivé en tête au premier tour.

Dans les Bouches-du-Rhône, Emmanuel Macron, le nouveau président de la République, a engrangé 57,9% des voix. A Marseille, où Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête au premier tour et Emmanuel Macron troisième derrière Marine Le Pen, a comblé son retard et a remporté la ville ce dimanche. Le candidat d'En Marche! y a enregistré au second tour 64,4% des suffrages exprimés, l'emportant dans les 16 arrondissements de la ville, et notamment assez nettement dans les 13e et 14e, dirigés par le sénateur-maire FN Stéphane Ravier. Pour autant, dans la cité phocéenne, fief mélenchoniste donc, les militants de La France insoumise ont déjà les législatives en ligne de mire.

Ainsi Magali estime que, même si Emmanuel Macron a gagné, ce n’est son programme que les Français souhaitent voir appliquer: "En l'élisant les Français ont montré qu'ils ne voulaient pas du fascisme dans leur pays mais on va aussi montrer que personne ne voulait de la politique d'Emmanuel Macron à part les 23% qu'il a fait au premier tour". "On va s'occuper de lui pendant cinq ans, assure Jean, qui n'a pas voté pour Emmanuel Macron au second tour. Il va regretter d'être président de la République".

"La rue va avoir son mot à dire"

Et d'ajouter: "On lui fera comprendre qu'il y a un président et une Assemblée nationale. Il va y avoir à la fois une bagarre parlementaire et syndicale. Sur le terrain, les manifestations de la loi El Khomri, il va les revoir". En effet, Emmanuel Macron à peine élu, les militants de Jean-Luc Mélenchon entendent montrer leur désaccord. Une contestation qui devrait assez rapidement passer par des manifestations.

"La rue va avoir son mot à dire, espère Théo. Les manifestations contre la loi El Khomri de l'an dernier ne sont qu'un petit aperçu de ce qui pourrait se passer prochainement". Mais l'opposition va aussi devoir se faire dans les urnes assure Gérald Souchet, candidat de la France insoumise aux législatives dans la 4e circonscription de Marseille. "Nous allons faire campagne en respectant les principes de la nouvelle République que nous souhaitons, celle où le président a des pouvoirs normaux. Celle où les Français choisissent le gouvernement et l'impose à un président qui acceptera le résultat des urnes".

M.R avec Lionel Dian