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Etienne Liebig n'ira pas manifester le 1er-Mai: "Je ne veux pas soutenir cette manière de faire des manifs qui partent en vrille"

La préfecture de Paris a ordonné la fermeture de tous les commerces situés sur le chemin du cortège du 1er-Mai. Il leur est également demandé de protéger leurs magasins.

C'est une Fête du Travail sous haute tension qui se profile ce mercredi à Paris. Le préfet de police a pris un arrêté ordonnant la fermeture des commerces situés sur le parcours de la manifestation intersyndicale de Montparnasse à la place d'Italie. En plus de la manifestation déclarée en préfecture, d'autres appels à manifester sont relayés sur les réseaux sociaux. 1.000 à 1.500 "black blocs" sont attendus dans la capitale.

Des tensions qui ne sont pas du goût d'Etienne Liebig. La GG avoue d'ailleurs que pour la première fois de sa vie, il ne sera pas dans le cortège parisien du 1er-Mai: 

"Je ne veux pas soutenir cette manière de faire des manifestations qui partent en vrille. Moi ça me dégoûte un peu cette histoire. Cette façon dont les manifs s'organisent depuis les 'gilets jaunes'. (…) J'ai un gros malaise, et demain pour la première fois de ma vie, je n'irai pas à la manif du 1er-Mai. Ça ne m'est jamais arrivé, j'ai toujours joué du saxophone à la manif du 1er-Mai. Je n'y vais pas parce que je ne veux pas soutenir cette manière de faire des manifestations qui partent en vrille".

"Je suis un peu dégoûté de ce qui se passe"

Etienne Liebig regrette que les commerçants soient contraints de baisser le rideau pour cette fête:

"Ça fait 40 ans que je fais des manifs du 1er-Mai, je suis né à la fête de l'Huma, je suis un peu dégoûté de ce qui se passe depuis plusieurs mois. Je ne trouve pas ça normal qu'on en arrive là, que les mecs ne puissent pas bosser. C'est comme si les commerçants ne faisaient pas partie des travailleurs et qu'il fallait absolument leur taper dessus. Les mecs n'y sont pour rien, ils bossent. Ça a toujours été comme ça: le 1er-Mai on allait boire des coups".

Et de fustiger certains "gilets jaunes" venus pour casser: "Il y a des black blocs, mais ce que j'ai vu dans les manifs des 'gilets jaunes', la colère des gens bien sous tous rapports qui montent à Paris. J'étais dans le métro pour la première manif des 'gilets jaunes' à Paris, j'étais avec ma petite-fille. Les mecs venaient casser Paris. Il n'y avait pas de black blocs, c'était des gens de province qui venaient parce qu'ils avaient la haine de Paris".

Paulina Benavente