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Faillite de Thomas Cook: internet en grande partie responsable selon Jacques Maillot

Pour le fondateur de Nouvelles Frontières, il est beaucoup plus facile de réserver son voyage sur internet aujourd'hui et ils ne passent donc plus par les voyagistes.

Pour beaucoup de voyageurs ça a été un choc. L’annonce de la faillite du voyagiste Thomas Cook lundi a touché les salariés de l’entreprise, mais aussi près de 600.000 touristes à travers le monde. Des vacanciers qui doivent être rapatriés notamment pour les britanniques qui ont déjà débuter les opérations de rapatriement pour un coût total estimé de 100 millions de livres. 

Cependant, une question se pose après cette faillite. Comment un voyagiste aussi reconnu et important, peut se retrouver dans cette situation alors qu’il y a de plus en plus de vols touristiques à travers le globe et qu’il y a également de plus en plus de touristes? 

"Il y a moins d'intermédiaires"

Pour Jacques Maillot, fondateur de Nouvelles Frontières, le responsable, c’est avant tout internet.

"Il y a une compétition énorme. C’est un métier extrêmement difficile, où on bosse beaucoup avec des marges ridicules. Et elles sont de plus en plus ridicules. Il y a la concurrence d’internet. Actuellement, par exemple, les retraités qui voyagent beaucoup, ne passent pratiquement plus par des opérateurs. Ou à la limite, certains clients passent par un voyagiste pour ensuite faire leur voyage eux-mêmes en réglant tout par internet. Donc il y a de moins en moins d’intermédiaires", affirme le chroniqueur des Grandes Gueules. 

Un numéro d'urgence (01.45.05.40.81) a été mis en place pour les voyageurs actuellement en vacances et Thomas Cook France préconise depuis hier à ses clients de ne pas prendre le départ afin "d'éviter davantage de difficultés". Cependant, de nombreux touristes sont aujourd’hui toujours dans l’incertitude. 

Guilllaume Descours