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Femmes chassées des rues dans le quartier Chapelle-Pajol: "c’est pire qu’une zone de non-droit"

Dans le quartier Chapelle-Pajol à Paris, des groupes d’hommes tiennent les rues et harcèlent les femmes. Les habitantes ont lancé une pétition pour dénoncer la situation d’un quartier que Nicolas, auditeurs des Grandes Gueules décrit comme une zone invivable.

Harcèlement de rue, sexisme, injures et parfois même violences... Comme le raconte Le Parisien, les habitantes du quartier La Chapelle-Pajol, quartier du nord de la capitale, se mobilisent pour dénoncer les agressions dont elles sont victimes depuis plusieurs mois. Un quartier qui devient ingérable pour les forces de l'ordre selon Nicolas, auditeur des Grandes Gueules et ancien policier, qui travaille dans le quartier. 

"Quand je vais au commissariat du 18ème, c’est incroyable, je me prépare. Avant j‘y allais en moto mais je me sentais trop vulnérable. Les femmes qui passent en jupe là-bas, c’est de la folie, du suicide. La première solution serait que Madame Hidalgo prenne conscience de ce qui se passe là-bas. On va la mettre en jupe tailleur et lui faire traverser le quartier. Je fais 1m80, 90 kilos mais quand je vais là-bas, je me prépare physiquement, logistiquement et psychologiquement. La voiture est verrouillée, je ne laisse rien dépasser parce qu’ils brisent les vitres pour voler".

Pour cet ancien policier, le quartier est devenu tellement dangereux, qu’il interdit à ses amis de s’y rendre. "J’ai voyagé dans des ghettos à Saint-Domingue, et quand j’ai des amis qui viennent à Paris, je leur dis de ne pas aller là-bas. Les trottoirs sont bondés. Il y a un feu au bout de la rue avec une file d’attente de 400 mètres, et des gens zigzags entre les voitures pour faire du repérage. Une fois, un type est passé quatre fois devant et derrière ma voiture. C’est un chasseur, ils sont sur un territoire et ils chassent. C’est pire qu’une zone de non-droit, ce n’est plus la République. Les policiers? Si vous mettez une patrouille et qu’ils sont pris à partie par une centaine de personnes, ils sont morts".

Les Grandes Gueules avec A. B.