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Gendarme dans un lycée: "Tout se passe bien dans l'établissement", assure le maire de Stains

Après la nomination d'un ancien gendarme comme proviseur adjoint en charge de la sécurité dans un lycée de Stains, le maire de la commune assure que l'établissement ne connaît pas de troubles en son sein.

Rentrée mouvementée ce lundi matin au lycée Maurice Utrillo de Stains en Seine-Saint-Denis. De retour de vacances, les professeurs sont en grève après la nomination d'un ancien gendarme comme proviseur adjoint, en charge de la sécurité, alors que plusieurs événements violents ont eu lieu à proximité du lycée au printemps dernier. Les enseignants protestent notamment contre "l'infiltration d'une force armée dans le lycée", assurant que "l'école publique ne sera jamais l'antichambre du commissariat". "Les métiers de l’éducation ne s’improvisent pas, ils doivent être réservés à des personnes formés à cet effet ", expliquent-ils dans une lettre ouverte publiée sur le Bondy Blog.

Ce lundi, le maire de Stains Azzedine Taibi a réagi au micro de RMC, assurant soutenir les enseignants grévistes ajoutant que le lycée ne connaissait pas de problèmes en son sein même: "Nous n’avons rien contre cet ancien gendarme, que j’ai rencontré ce matin et avec qui j’ai échangé. La réaction des enseignants n’est pas radicale, c’est la réponse apportée qui est radicale (...) On ne va pas demander à des enseignants d’aller travailler dans des commissariats", a-t-il expliqué dans un premier temps

"82% des élèves obtiennent leur bac au sein du lycée Utrillo"

"La situation au sein du lycée est apaisée et les choses se passent très bien. 82% des élèves obtiennent le bac au sein du lycée Utrillo. Cela prouve bien qu’il n’y a pas besoin de rétablir l’ordre au sein du lycée, puisqu’un véritable travail est mené. Par contre il faut rétablir l’ordre républicain, aux abords du lycée!", assure Azzedine Taibi sur RMC.

"Nous avons besoin de moyens humains et pas autre chose"

L'élu explique ainsi que l'ancien gendarme serait utile pour sa commune en dehors du lycée, en assurant le lien entre l'Education nationale et la police: "À l’intérieur, et ce n’est pas une posture politicienne, nous avons besoin davantage de moyens humains et pas autre chose !", a-t-il tonné, assurant regretter que cette situation soit si médiatisée.

Pour le maire de la commune de 40.000 habitants, le lycée manque de moyens et la nomination de ce proviseur adjoint n'est pas adaptée aux besoins du lycée: "Des professeurs n’ont pas été remplacés, des assistants d’éducation n’ont pas été remplacés", explique-t-il. "Faisons-en sorte que l’Education nationale et que nos lycées puissent avoir des moyens dotés", insiste Azzedine Taibi.

Radio Brunet (avec G.D.)