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Harcèlement, menaces de mort: "Qui peut protéger Mila?" s'inquiète son avocat sur RMC

Mila, 18 ans, a continué à recevoir des menaces pendant la tenue du procès contre treize de ses cyberharceleurs condamnés à du sursis. Sur RMC, son avocat prévient: des enquêtes sont en cours et les peines prononcées si jugement il y a, pourraient être cette fois plus lourdes.

Onze personnes jugées pour avoir participé au cyberharcèlement de Mila après sa vidéo polémique sur l'islam, ont été condamnées mercredi à des peines de quatre à six mois de prison avec sursis. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné dix personnes pour "harcèlement en ligne" et la onzième, une jeune femme de 18 ans, pour "menaces de mort". Un douzième prévenu a bénéficié d'un vice de procédure et le dernier a été relaxé faute de preuves. 

"On a gagné et on gagnera encore", s'est félicité Mila, 18 ans, à l'issue du procès. Invité des "Grandes Gueules" ce jeudi, son avocat Richard Malka s'est également félicité de la décision de justice, évoquant des peines "suffisantes".

La justice, souvent décriée, a été à la hauteur de ce défi

"Les prévenus avaient tous un casier vierge, ils avaient entre 18 et 23 ans commençant leurs vies actives ou leurs études. "Mila demandait la justice, pas la vengeance. Elle ne veut de mal à personne, elle avait simplement besoin de ressentir que la justice était à ses côtés, la soutenait et la protégeait. Et la justice, souvent décriée, a été à la hauteur de ce défi et a répondu présente".
"Il y a eu des peines avec sursis, des dommages et intérêts de 2500 euros pour chacun et ce sera inscrit au casier vierge. Le message je crois est passé. Quand on menace et harcèle, il peut vous arriver cela. Et si ça ne suffit pas, alors il faudra que les peines soient plus importantes", a-t-il assuré.

"Sa situation sécuritaire est très compliquée"

Malgré tout, Mila a continué à recevoir des menaces pendant la tenue du procès. "Ceux qui ont menacé Mila pendant le procès, je leur dis, il y a des enquêtes en cours contre vous et la justice et les procureurs n'aiment pas beaucoup ça. Continuer à menacer en plein procès, c'est un défi lancé à la justice. Ceux-là seront poursuivis et les peines pourront être plus importantes encore", a lancé Richard Malka.

Concernant, l'avenir de Mila, l'avocat reste inquiet:

"Elle a mûri à grande vitesse, elle me touche beaucoup, elle est extraordinaire et elle a un cran que j'ai rarement rencontré. Mais sa situation sécuritaire est très compliquée. Je ne sais pas quel est son avenir. Tout est compliqué. Si l'armée considérait qu'elle ne pouvait pas la protéger au sein d'un internat militaire, alors qui peut la protéger? Qui va l'employer? Qui va lui donner un stage?", s'inquiète Richard Malka.

G.D. avec AFP