RMC

"J’ai frôlé la correctionnelle": sur RMC, Moundir raconte son combat contre le Covid et annonce une nouvelle émission

Atteint par le variant anglais du coronavirus, l'animateur télé a passé 18 jours à l'hôpital dont cinq en réanimation. Aujourd'hui encore il souffre des séquelles de cette infection.

Il fait parti des survivants du Covid. Touché par une forme grave du virus, l’ancien candidat de Koh-Lanta et animateur d’émissions de téléréalité, Moudir, revient de loin. Il raconte ce qu’il a vécu dans un livre intitulé “Père et Fils”.

Ce lundi, il était dans le Grand Oral des “Grandes Gueules”:

"J’ai connu un Covid assez difficile où j’ai un peu frôlé la correctionnelle. On essaye de revenir comme je peux avec les meilleurs éléments autour de moi”, indique-t-il.

>> A LIRE AUSSI - Perte de goût et d'odorat à cause du Covid-19: l'explosion du business des stages de "rééducation olfactive"

Il ne faisait pourtant pas partie des personnes considérées comme à risque même s’il concède qui avait peut-être un petit excédant de poids. “J’avais un petit peu de poids parce que je suis quelqu’un de très gourmand et que ma femme cuisine très bien”, ironise-t-il. Mais il a pourtant était touché de plein fouet par le variant anglais. 

”Mon état s’est détérioré très rapidement en 48 heures. J’ai été hospitalisé en réanimation pendant cinq jours et j’ai passé 18 jours à l’hôpital dans le service des maladies infectieuses. Ensuite, il y a eu ce qui pour moi a été le plus difficile, c’est la convalescence post-Covid. Le fait d’avoir enchaîné les merdes où mon corps réagissait assez mal aux inflammations du Covid. J’ai eu une infection pulmonaire puis un épanchement pleural et j’ai donc eu différents protocoles de médicaments pour trouver le bon”, détaille-t-il.

Des séquelles respiratoires

Tiré d’affaire, il conserve des séquelles de cette période encore aujourd’hui.

“Je n’ai pas récupéré la pleine puissance de mon amplitude respiratoire. Je travaille fort et dur. Je fais beaucoup de vélo, beaucoup de cardio parce qu’il faut que mes tissus pulmonaires reprennent vie. J’ai quasiment tout le poumon gauche qui est pratiquement mort, qui doit revivre. Et le droit ne doit pas travailler pour le gauche. 
À la suite de ça, parfois, on a aussi des pertes de mémoire. Il y a certains mots faciles qu’en temps normal, on peut dire et pourtant, parfois il y a des trous. J’en ai un peu moins aujourd’hui, mais il y a 90 jours, ce n’était pas terrible”, explique-t-il.

Une nouvelle émission dès la rentrée!

Il assure travailler fort pour retrouver l’ensemble de ses capacités très rapidement. ”On m’a donné un an pour récupérer l’ensemble de mes capacités, mais moi, je me donne entre six et sept mois”, appuie-t-il.

Surtout que dès la rentrée, il animera de nouveau une émission sur le dépassement de soi.

"Des choses qu’on sait faire”, glisse-t-il en conservant le mystère sur le concept de l’émission, des "projets bien précis, bien ficelés avec une magnifique équipe (...) des émissions de dépassement de soi, d'aventure". 

Affaire à suivre...

Guillaume Descours