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"La cathédrale est vraiment sécurisée maintenant": Monseigneur Patrick Chauvet fait le point sur le chantier de Notre-Dame de Paris

Il a notamment précisé que la reconstruction de la flèche ç débuté et qu'elle devrait de nouveau trôner sur l'édifice d'ici 2024.

Il y a quelques jours, la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture a annoncé que le projet de restauration en chêne massif de la charpente de la nef et du chœur de Notre-Dame. "Nous allons maintenant pouvoir avancer résolument vers les travaux de restauration de la charpente", s'est félicité le général Jean-Louis Georgelin, président de l'Établissement public.

Invité ce mercredi sur RMC dans le Grand Oral des Grandes Gueules, Monseigneur Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale a assuré que le chantier était désormais totalement sécurisé.

“On a enlevé l'échafaudage qui était dangereux. On a découvert qu’effectivement, toutes les voûtes étaient quand même fragilisées. Donc on a mis des étais et maintenant si ça bouge ces voûtes ne tomberont pas. On est en train de nettoyer les pierres pour retrouver une blancheur, mais bien sûr à l’intérieur, il y a des échafaudages partout, c’est une forêt d'échafaudages”, indique-t-il.

Quant à la flèche qui avait suscité de nombreux débats entre ceux qui voulaient la reconstruire à l’identique et ceux qui souhaitaient un nouveau projet, le recteur affirme qu'elle est déjà en reconstruction. “On est déjà en train de couper les chênes. Et donc la flèche du grand Violet le Duc fera une réapparition à l’identique en 2024”, appuie-t-il.

Impossible d'entrer dans la cathédrale

Malgré l’avancée des travaux ainsi que la sécurisation de la cathédrale, le public ne peut évidemment toujours pas entrer à l’intérieur. 

“Il y a encore du plomb. Donc, pour pouvoir entrer, il y a tout un processus. Il faut se déshabiller, mettre une tunique, un casque, des bottes. Donc vous imaginez si les 1000 ou 10.000 ou 100.000 fidèles voulaient entrer, ce serait impossible. Et puis on ne peut pas gêner tous ces compagnons du devoir qui font un travail extraordinaire”, ajoute-t-il.

D'autres chênes seront nécessaires pour refaire la charpente médiévale de la nef et du chœur. Des arbres ont déjà été proposés par des donateurs étrangers et l'Institut de France a annoncé jeudi qu'il offrait plusieurs chênes provenant de ses domaines forestiers pour la reconstruction de cette charpente. 

Guillaume Descours