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Le coup de pression de Trump pour "trouver" des voix: "A l'époque de Pasqua et du RPR, on faisait pareil!"

Le président des Etats-Unis ne digère toujours pas sa défaite. Pire encore, un appel téléphonique où il fait pression sur un responsable républicain de Géorgie pour "trouver des voix", pourrait lui valoir très cher.

Presque incroyable. Aux Etats-Unis, le Washington Post a révélé dans un enregistrement publié ce weekend que Donald Trump avait fait pression sur un haut responsable pour modifier le résultat de l'élection du 4 novembre qui a vu son rival Joe Biden l'emporter. le président sortant, qui refuse toujours de reconnaître sa défaite, demande au secrétaire d'État de Géorgie de trouver des bulletins à son nom et de recompter les voix pour changer le cours de l'élection.

"Nous avons gagné l’élection et c'est injuste de nous la retirer comme ça", menace le milliardaire américain. "Tu sais ce qu'ils ont fait et tu ne le dénonces et ça c'est un crime. Tu ne peux pas laisser faire ça, c'est très risqué", lance-t-le président sortant, qui refuse toujours de reconnaître sa défaite, au secrétaire d'État de Géorgie lui demandant de trouver des bulletins à son nom et de recompter les voix pour changer le cours de l'élection, incitant même le secrétaire d'État à trouver des voix: "Tout ce que je veux c’est trouver 11 780 voix, soit une voix de plus que ce que nous avons. Parce que nous avons gagné dans l’Etat." 

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"Un vrai problème psychiatrique"

"Cela montre un vrai problème psychiatrique. Ce n'est pas méchant, cela l'excuse. Tout le monde le lâche et reconnaît qu'il a perdu sauf quelques Français fanatiques et lui qui continue de s'acharner de cette manière-là, d'y croire vraiment, montre qu'il y a quelque chose qui dysfonctionne", juge sur le plateau des "Grandes Gueules" Etienne Liebig.

Charles Consigny, amateur du président milliardaire estime que Donald Trump "se battra jusqu'au bout", dans un style qui lui ressemble totalement. "A l'époque de Pasqua et du RPR on faisait pareil!", s'amuse-t-il

Cette tentative d'intimidation a été vivement critiquée hier par le camp démocrate. C'est un "abus de pouvoir éhonté" a dénoncé Kamala Harris. La vice-présidente élue voit dans cet appel une preuve du "désespoir" présidentiel à moins de trois semaines de l'investiture de Joe Biden. 

G.D.