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Les journalistes doivent-ils boycotter le mouvement des "gilets jaunes"? Le débat des Grandes Gueules sur RMC

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Des "gilets jaunes" s'en sont pris à des journalistes samedi dernier à Pau et à Toulouse. Des agressions qui existent depuis le début de ce mouvement qui véhicule une véritable déviance envers les médias.

Plusieurs journalistes ont été la cible d’agressions depuis le début du mouvement des "gilets jaunes". Plusieurs ont d’ailleurs porté plainte après l’acte 8 de samedi. Une journaliste de La Dépêche du Midi à Toulouse a été prise à partie par des "gilets jaunes" qui ont notamment menacé de la violer. À Pau, un journaliste a également annoncé qu’il allait déposer plainte après avoir reçu un coup de pied lors de la manifestation. 

Une violence qui inquiète. Certains journalistes de BFMTV ont d’ailleurs demandé exercer un droit de retrait avant la dernière manifestation comme l’explique Céline Pigalle, directrice de la rédaction.

"La grande difficulté, c’est que d’abord que serait une démission, et si nous ne le faisons plus, qui va le faire ? Comment ? Et dans quelle condition ? Est-ce qu’il va y avoir d’un côté les 'gilets jaunes' qui se filment et de l’autre la police qui les filme et finalement plus aucun observateur extérieur qui essaye de rendre compte de cette situation de manière un peu honnête", indique-t-elle.

La violence trop mise en avant ? 

"Est-ce qu’il va y avoir d’un côté les "gilets jaunes" qui se filment et de l’autre la police qui les filme et finalement plus aucun observateur extérieur qui essaye de rendre compte de cette situation de manière un peu honnête", indique-t-elle.

"On ne peut pas taper les journalistes quels que soient les reproches que l’on ait à leur faire, on ne peut pas les lyncher, on ne peut pas les tabasser, on ne peut pas leur cracher dessus", poursuit-elle. 

Plusieurs "gilets jaunes" estiment que les médias ne parlent pas des violences policières où stigmatisent les violences pour décrédibiliser le mouvement. Pour Rose Ameziane, directrice de centre de formation, "les ‘gilets jaunes’ ont été invités sur tous les plateaux, dans toutes les chaînes. Ils ont bénéficié d’un temps d’antenne considérable et heureusement qu’il y a des journalistes qui luttent contre toutes les théories du complot qu’on a entendu, toutes les fakes news", estime-t-elle.

Guillaume Descours