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Macron au chevet des forces de l'ordre avec 10 millions d'euros de prime: "C'est le minimum que l'on peut faire pour la police"

En visite surprise dans deux commissariats du nord de Paris, Emmanuel Macron a promis 10 millions d'euros pour les équipages de nuit de la police nationale.

Un joli cadeau. En visite surprise dans deux commissariats du 17e et 18e arrondissement de Paris, le président de la République a annoncé "une "indemnité spécifique" pour les policiers travaillant de nuit, pour un coût total de 10 millions d'euros. Il s'agit d'une revendication exprimée par les syndicats de police lors de leur rencontre avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin le 20 juillet dernier.

Depuis quelques temps, le gouvernement est au chevet des forces de l'ordre après plusieurs faits divers violents, la mort d'une gendarme tuée par un chauffard et des manifestations d'ampleur contre les violences policières: "C'est le minimum que l'on peut faire pour la police. On en fait tout sauf trop. Ils ont été accusés d'être racistes et de massacrer des gens pour leur couleur de peau. On les a caillassé, alors ce qu'on fait pour eux c'est le minimum, c'est normal de prendre soin de ceux qui assurent notre sécurité", a estimé de son côté Maxime Lledo sur le plateau des "Grandes Gueules".

"Il y a autant de violences policières qu'il y a des pédophiles dans nos églises"

"Il est évident qu'il essaie de se réconcilier avec la police et cela va de soi. Mais il y a autant de violences policières qu'il y a des pédophiles dans nos églises. Ce ne doit pas être un tabou, cela existe aussi", a nuancé de son côté Elina Dumont en réponse à l'étudiant des "Grandes Gueules".

"Macron est en train de rattraper un retard. On l'a vu du point de vue des conditions matérielles: quand on appelle les policiers et qu'ils ne peuvent pas se déplacer parce qu'ils n'ont pas de véhicules, on voit qu'il n'y a pas de moyens", a estimé Fatima Aït-Bounoua. "Je suis très contente qu'il prenne en main la sécurité du quotidien".

Cette indemnité "vise notamment à accompagner une pénibilité plus forte liée au travail de nuit et le passage à des cycles de travail augmentant la présence des policiers sur le terrain", précise le ministère de l'Intérieur. "Le coût de cette indemnité, de 10 millions d'euros, sera prévu dans le projet de loi de finances pour 2021", ajoute le ministère.

Guillaume Dussourt avec AFP