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"Marseille est comme l'a été Naples, une ville corrompue": l'avis tranché d'Etienne Liebig sur la cité phocéenne

Le président de la République se rend ce mercredi à Marseille pour un déplacement exceptionnel qui s'accompagnera de mesures financières de près d'1,2 milliards d'euros

Emmanuel Macron est attendu dans la cité phocéenne ce mercredi après-midi. Le chef de l’Etat doit faire des annonces sur les transports, la sécurité ou encore le déblocage d’un plan de réhabilitation pour les écoles de Marseille, à hauteur de 1,2 milliards d’euros comme vous le révélait RMC dès mardi matin.

Ce déplacement de deux jours et demi est le plus long consacré au chef de l'Etat à une seule ville depuis le début de son quinquennat. Il est justifié par la place "singulière", selon l'Elysée, qu'occupe la cité phocéenne en France, mais aussi "l'urgence" de sa situation, illustrée en particulier par la recrudescence des règlements de comptes sanglants cet été. "C'est une ville dans une situation financière exsangue, qui n'est pas à la hauteur de ce qu'elle devrait être. Cela fait longtemps qu'elle rate ses rendez-vous", regrette son maire socialiste Benoît Payan, 43 ans.

"Marseille vaut-elle un milliard?"

Dans les "Grandes Gueules", l’éducateur Etienne Liebig dresse un parallèle entre ce qu’est Marseille aujourd’hui, et ce qu’à pu être la ville italienne de Naples. Deux villes souvent associées.

“L’exemple de Naples et de la décision qui a été prise là-bas est intéressant parce que ce qu’on s’est aperçu que tout le monde était pourri et acheté depuis le maire jusqu’aux gens des quartiers. Tout le monde touchait de l’argent comme ça en liquide et il a fallu faire une grande opération main propre. 

C’est-à-dire tout changer depuis les juges jusqu’à l’organisation de la ville parce que c’était une ville qui était complètement achetée ou vendue en fonction de là où on se place. Et donc il y a avait une magouille généralisée”, décrit-il.

"C'est une ville corrompue"

Il estime qu’à Marseille, c’est plus ou moins la même chose puisqu’il est très difficile de changer quelque chose dans la ville. 

"A chaque fois qu’il y a eu des politiques un peu indépendants qui sont intervenus, et je pense notamment à Renaud Muselier à l’époque quand il faisait partie des Grandes Gueules, il nous disait à quel point c’était compliqué de changer à Marseille tant dès qu’on touche à quelque chose, on remet en cause une organisation mafieuse”, appuie-t-il.

Il assure notamment que cela s'est vu avec le traitement des déchets, le traitement de l’eau. “C’est une ville corrompue”, résume-t-il.

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Pour lui la seule solution, c’est de faire une opération “main propre” pour nettoyer la ville comme cela a été fait à Naples. 

La rédaction de RMC