RMC

"On peut imaginer qu'au début de l'été, on puisse largement reprendre une vie normale", affirme le professeur Stéphane Gaudry

Il prévient cependant que les quatre à six prochaines semaines vont être très compliquées à gérer notamment dans les services de réanimation de certaines régions durement touchées.

Une sortie de crise pour le début de l’été est-elle possible? C’est la date qu’a évoqué dans les Grandes Gueules Stéphane Gaudry, professeur au service réanimation de l'hôpital Avicenne de Bobigny.

Alors que la crise du Covid-19 a débuté, il y a désormais plus d’un an, il est enfin temps d’entrevoir une sortie de crise qui s’accompagnerait avec un retour à une vie plus normale grâce aux vaccins.

“On n’est pas que médecin, on aimerait bien aussi sortir, aller au restaurant, au cinéma. Pour être très clair, ce qui va nous faire sortir de la crise, et ça c’est quand même une grande victoire de la science et des médecins, ce sont les vaccins. Donc quand on aura atteint un pourcentage de population qui est suffisamment vacciné, nous serons sortis de la crise. Quand on aura dépassé les 50% de vaccinations chez les personnes à risque, on sera vraiment dans une situation où on peut commencer à espérer qu’on soit sur la fin”, juge-t-il.

Quatre à six semaines très compliquées

Il estime qu’au rythme où vont actuellement les vaccinations, on peut espérer une véritable embellie au début de l’été tout en poursuivant la campagne de vaccination.

“J’espère qu’en septembre, on pourra avoir une vie vraiment normale, j’espère ne pas me tromper. Il peut y avoir des mutations, des nouveaux virus qui peuvent venir modifier cette perspective-là. Mais je pense très honnêtement que nous ne revivrons pas le mois de septembre qu’on a vécu l’année dernière où les choses remontaient inexorablement. Le problème, ce sont les quatre à six semaines qui viennent et pendant ce temps, compte tenu de la couverture vaccinale, on ne pourra pas protéger les populations de manière correcte de cette grosse vague qui est en train d’arriver et notamment dans certaines régions comme l’Île-de-France”, assure-t-il.

Malgré les multiples cris d’alerte des soignants de cette région, l'exécutif lui maintient son cap. L'exécutif tient son cap en affirmant que les confinements locaux sont la solution de dernier recours. "Le confinement le week-end en Ile-de-France n'est pas d'actualité" jugeait même dès mardi matin, Jérôme Salomon, le directeur général de la santé qui appelle plutôt à une "mobilisation maximale" pendant six semaines "cruciales".

Guillaume Descours