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Pour les ONG environnementales, Greta Thunberg est-elle une menace ou une aubaine?

La jeune suédoise de 16 ans semble avoir plus fait bouger les choses depuis quelques mois sur la question du climat grâce notamment à ses discours fort et ses attaques contre les chefs d'État que les grandes ONG comme Greenpeace.

Le mot écologie est désormais presque insécable du nom de la jeune suédoise Greta Thunberg. Lundi, elle était à New-York au siège de l’ONU pour prononcer un discours sur l’écologie et le réchauffement climatique. Une prise de parole remarquée au cours de laquelle elle a accusé les chefs d’État de privilégier les questions d’argent et la croissance économique. 

Depuis plusieurs semaines, c’est cette jeune fille de 16 ans qui incarne la lutte pour l’environnement et contre le réchauffement climatique. Plus encore peut-être que des associations environnementales historiques comme Greenpeace par exemple. 

"J’applaudis le discours et j’applaudis les réactions que provoque le discours de Greta Thunberg. À vous écouter, j’ai l’impression qu’elle a raison d’y aller aussi fort, d’être aussi dure et de provoquer ces discussions-là. On a besoin aujourd’hui de ces débats parce qu’on a besoin de secouer la classe politique et de faire prendre conscience de l’urgence climatique. Cependant, ce n’est pas vrai que nous disons, nous, les choses sans succès. Ça fait 45 ans que Greenpeace existe. On a une longue série de victoires et de succès, car sinon on existerait plus. On n’a pas attendu Greta Thunberg pour se mobiliser même si, c’est vrai, elle a réussi à emmener avec elle toute une jeunesse dans tout un tas de pays qui nous font du bien et qui vient renforcer ce mouvement climat dont on fait partie", affirme Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.

"La crise climatique bouge plus vite que nous"

Lundi, Greta Thunberg a visé les dirigeants de pays européens dont la France et Emmanuel Macron. Connu pour ses nombreux "coups de gueule" et prises de parole que l’on peut aisément qualifier de virulentes. 

Pour Jean-François Julliard, ces prises de paroles vont dans le bon sens et font bouger les choses. Mais pas assez vite selon son point de vue. "C’est pour ça qu’on continue de se mobiliser et qu’on est toujours plus exigent avec les gouvernements. Mais heureusement que ça bouge sinon on serait dans une situation vraiment catastrophique. Mais la crise climatique bouge plus vite que nous", précise le directeur de Greenpeace France. 

Guillaume Descours