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Réfugiés afghans soupçonnés de liens avec les talibans: "Combien ne seront pas identifiés?" s'inquiète le porte-parole du Rassemblement National

Pour Julien Odoul, porte-parole du Rassemblement National, l'arrivée en France de réfugiés afghans fait courir une menace à la population française.

Depuis le début de la crise en Afghanistan et notamment la reprise de Kaboul par les Talibans, la France a accueilli près de 1000 Afghans qui voulaient fuir leur pays. Lundi, on a appris qu’un homme faisait l’objet d’une surveillance particulière des services de renseignements français, car il est suspecté d’être proche des Talibans.

Cette information a vivement fait réagir certaines classes politiques et notamment du côté de l’extrême droite. Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement National, estime qu'il faut arrêter les évacuations d'Afghans. "Le devoir d'accueil passe en second plan quand la sécurité des Français est menacée" a-t-elle écrit dans un tweet.

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Ce mardi, c’était le porte-parole du parti, Julien Odoul, qui était invité dans les Grandes Gueules. Il a de nouveau appuyé sur le fait qu’il fallait arrêter d'accueillir des Afghans, estimant que le risque était trop grand.

“On ne peut pas surveiller l’intégralité des ressortissants qui sont présents sur le territoire national. On ne peut pas surveiller d’ailleurs les 4000 étrangers qui sont sur notre sol et qui sont fichés pour islamisme. Aujourd’hui heureusement qu’on a pu identifier ces cinq ressortissants afghans qui seraient proches des talibans, mais combien ne seront pas identifiés? Comme seront infiltrés peut-être parmi les migrants?”, questionne-t-il.

"Nous ne pouvons plus faire courir ce risque aux Français"

Il estime que la sécurité des Français doit passer avant tout.

“Moi, je veux bien la sécurité pour tous les citoyens du monde, mais moi, je veux d’abord la sécurité pour les Français. C’est notre ligne directrice. Et donc le principe de précaution, c’est de ne pas accueillir les Afghans chez nous. Il y a quantité de pays et notamment des grands pays musulmans comme certains pays voisins qui sont les parrains politiques des Talibans que sont le Pakistan et le Qatar qui pourraient accueillir des Afghans. Mais pas la France, on a déjà pris notre part. Il y a 35.000 Afghans qui sont protégés par la France, stop, à un moment donné, nous ne pouvons plus faire courir ce risque aux Français”, appuie-t-il.

Il a également évoqué un chiffre qui a vivement fait réagir sur le plateau des Grandes Gueules. En effet, selon lui 99% des Afghans seraient en faveur de l’application de la Charia, la loi islamiste, et pour la lapidation.

Pour l’étudiant Louis Boyard, ce chiffre sort de nul part. “J’ai presque honte de participer à cette mascarade. On a cinq types qui sont soupçonnés d’avoir des liens avec les Talibans, les services de renseignement ont fait leur travail et là maintenant, on a un débat sur l’immigration, on dit que tous les Afghans seraient des terroristes. C’est le festival de la connerie. Vous vous amusez à faire peur alors que les services de renseignement ont fait correctement leur travail. Vous vivez de ça”, répond-il à Julien Odoul.

Guillaume Descours