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Règle de l'ABCD pour le port du masque: "J'ai honte. Ce gouvernement nous prend pour des crétins"

Dans les Grandes Gueules, Mourad Boudjellal a dénoncé la vulgarisation du gouvernement et de son ministre de la Santé Olivier Véran au sujet du port du masque.

Cette semaine, le ministre de la Santé Olivier Véran est venu rappeler l’importance du port du masque. Au micro de France 2, il a évoqué une règle, un moyen mnémotechnique pour se souvenir quand il est important de le porter.

Cette règle a été baptisée, par ses mots, la règle A,B ,C ,D. Il faut donc revêtir son masque quand vous êtes À risque, dans une situation Bondée, dans un espace Clos et quand il y a peu de Distance avec autrui.

"On se croirait en maternelle"

Une explication très détaillée, trop enfantine même s’agace Mourad Boudjellal dans les Grandes Gueules ce vendredi.

"J’ai honte de ses propos. J’ai honte que ce mec soit le ministre de la Santé. C’est aussi simple que ça. ABCD ? On se croirait en maternelle quand on apprenait à lire. Mais là, qu’est-ce qu’il nous apprend ? À chaque fois on va se demander si nous sommes en situation A, B, C ou D ? C’est n’importe quoi".

"Le gouvernement a besoin de nous materner pour légitimer son existence et la qualité de son travail, lance-t-il. Il faut arrêter de nous prendre pour des crétins. On sait très bien qu’il y a un virus, que le port du masque est important. On sait très bien que s’il y a du monde, il est plus important que s’il n’y a personne".

"C’est pour ça qu’il nous balance des sornettes"

L’ancien dirigeant du club de rugby de Toulon continue son monologue et en rajoute une couche sur le mépris qu’a ce gouvernement à l’égard des Français. C’est en tout cas ce qu’il explique au micro d’RMC.

"Je sais qu’il y a pleins de gens qui pensent que tout ce qu’ils leur arrivent dans la vie, c’est la faute du gouvernement et que ce dernier pense du coup devoir gérer des enfants. Mais c’est quand même symbolique de la communication et de la politique du gouvernement qui prend le peuple pour des crétins".

C’est pour ça qu’il nous balance des sornettes, des promesses, des discours électoraux parce qu’ils se disent "on peut leur dire n’importe quoi, ce sont des gamins, ils vont tout gober"", conclue-t-il.

Les Grandes Gueules (avec Maxime Trouleau)