RMC

Se taire dans le métro, la dernière recommandation de l'Académie de médecine

L'Académie nationale de médecine a recommandé vendredi d'éviter de parler et de téléphoner dans les transports en commun, même masqué.

Merci de vous taire dans le métro! C'est la recommandation très sérieuse de l'Académie de médecine. Eviter de parler ou de téléphoner dans les transports en commun réduirait le risque de transmission du virus dans ces lieux où la distanciation physique est compliquée à respecter.

Une consigne qui a fait sourire autour de la table des GG ce lundi. "Je ne comprends même pas comment l'Académie de médecine n'a pas autre chose à faire que ce genre de recommandation. Je suis sidérée, ils se ridiculisent complètement", a réagi Barbara Lefebvre.

Les auditeurs des GG ont aussi réagi sur les réseaux sociaux: "Tous les jours, ils nous sortent une nouvelle ânerie, à se demander si on ne fait pas partie d'une expérience géante qui aurait pour but de voir jusqu'où ils sont capables d'aller avant que l'on ne devienne dingues".

Parallèlement, l'Académie de médecine a rejeté la nouvelle recommandation d'abandonner les masques artisanaux face à l'arrivée de variants plus contagieux du virus du Covid-19.

Les masques artisanaux insuffisamment filtrants?

Suivant les recommandations du Haut Conseil de la Santé publique (HSCP), le ministre de la Santé Olivier Véran a appelé jeudi les Français à ne plus utiliser les masques artisanaux jugés insuffisamment filtrants, ni les masques en tissu industriels les moins filtrants (dits de "catégorie 2").

Un renforcement qui "relève d'un principe de précaution" mais qui "manque de preuve scientifique", a répondu vendredi l'Académie de médecine dans un communiqué, estimant que "l'efficacité des masques "grand public" n'a jamais été prise en défaut dès lors qu'ils sont correctement portés".

"Un tel changement des recommandations concernant une pratique avec laquelle l'ensemble de la population avait réussi à se familiariser risque de susciter de l'incompréhension et de raviver les doutes sur le bien-fondé des préconisations officielles", poursuit l'Académie.

P.B. avec AFP