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"Si l’avenir de la démocratie c’est choisir entre progressisme et conservatisme, alors elle va crever", martèle Aurélien Pradié

Pour le bien de la démocratie elle-même, Les Républicains doivent continuer d'exister et ne pas disparaître entre La République en marche et le Rassemblement national, estime Aurélien Pradié.

Depuis l'échec des Européennes où la liste emmenée par François-Xavier Bellamy n'a récolté que 8,38% des voix, Les Républicain traversent une crise profonde. Après la démission de Laurent Wauquiez de son poste de président du parti, c'est Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France qui a quitté LR, tandis que d'autres figures hésitent à rejoindre La République en Marche.

Mais certains font de la résistance à l'image du député du Lot Aurélien Pradié: "Je crois à nos vieilles valeurs que sont la fidélité et la loyauté (...) Je ne veux pas répondre à cette injonction d‘adhérer à un projet de société ou à un autre qui ne correspond pas à mes convictions", a-t-il assuré ce vendredi sur RMC.

"Il ne s'agit pas seulement de sauver la droite"

Pour lui, maintenir à flots le bateau Les Républicains est essentiel pour la démocratie elle-même: "La crise est profonde. Il ne s'agit pas seulement de sauver la droite (...) Notre famille politique, comme la gauche doit se reconstruire. Pas seulement pour elle mais pour la démocratie. Si l’avenir de la démocratie c’est choisir entre un 'machin' progressiste et un 'machin' conservateur, alors on va faire crever notre démocratie. Et je n’en veux pas", a martelé Aurélien Pradié sur le plateau des GG, évoquant la mainmise sur le paysage politique français du Rassemblement national et de La République en marche.

Prêt à rester coûte que coûte le député a assuré n'avoir que faire du nom qui prendrait la tête des Républicains: "Je me fout de savoir qui de Pierre Paul ou Jacques va incarner notre famille politique", a-t-il assuré estimant que le parti pouvait ^très bien renaître de ses cendres sans figure emblématique.

Guillaume Dussourt