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"Six ans après, est-ce que le bilan est si vert que ça?": Cédric Villani tacle Anne Hidalgo sur son bilan écologique

Ancien soutien de la maire en 2014, il sera face à elle pour les municipales cette année. Il défend un programme tourné vers l'écologie et estime que les promesses de la maire actuelle n'ont pas été tenues au cours de son mandat.

La maire de Paris, Anne Hildalgo, a lancé sa campagne pour les municipales ce week-end en donnant son programme dans Le Parisien. Un programme très axé sur l’écologie avec notamment des promesses sur un centre-ville dédié aux vélos, des forêts urbaines... Mais pour Cédric Villani, autre candidat à la mairie de Paris, ces promesses ne valent pas grand-chose. 

"En 2014, il y a beaucoup de gens qui ont choisi de la soutenir, y compris moi, et c’était déjà en partie pour cette promesse écolo. Six ans après, est-ce que le bilan est si vert que ça. On parlait du plan vélo, il a été accompli qu’à moitié, est-ce qu’on peut savoir où en est la ville par rapport à son bilan carbone ? Parlons des circuits courts, est-ce que les cantines sont irréprochables en termes de circuit court et de bio ? Je ne pense pas que le bilan soit si vert que cela. Si on prend la même équipe et qu’on recommence pourquoi est-ce que ce qui n’a pas été à la hauteur, le serait demain ?", demande Cédric Villani.

Pour le candidat, le défi écologique est bel est bien le défi numéro un de cette campagne municipale. Il juge donc normal que les maires ou candidats s’emparent de la question. 

Pas d'alliance avec Hidalgo

Lui voit une solution notamment par rapport à l’agriculture qui pose problème à Paris: c’est le grand Paris.

"On parle d’une mairie écologiste sauf que l’arrondissement où la qualité de l’alimentation est la meilleure et la plus reconnue, c’est une maire d’opposition, le Ve arrondissement. Et celle dont tous les habitants se plaignent, où des associations dénoncent la qualité, et comme quoi la nourriture n’est pas au niveau, c’est le XVIIIe arrondissement qui est une mairie de la majorité", affirme Cédric Villani

Le candidat qui n’a pas été choisi par la République en Marche affirme également que sa candidature est la preuve de son désintéressement pour les partis politiques. "Cette campagne a été montée de façon indépendante, sans soutien matériel, sans soutien ressource humaine. C’était un défi", explique-t-il. 

Il affirme également, pour répondre à certains de ces détracteurs, qu’il n’est pas dans un projet d’alliance avec Anne Hidalgo, la maire sortante, qu’il avait pourtant soutenu en 2014. En cause, son bilan qui est selon lui rédhibitoire. 

Guillaume Descours