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Interdiction de manifester dans le centre de Bourges: "Les conséquences judiciaires seront plus importantes"

Plusieurs représentants des "gilets jaunes" ont appelé au rassemblement à Bourges pour l'acte 9 samedi. La préfète du Cher a interdit les manifestations dans le centre-ville de façon préventive.

C’est un des visages des "gilets jaunes", Maxime Nicolle alias Fly Rider, et son collectif qui ont appelé à la manifestation à Bourges. Ils disent vouloir "changer de ville" et d’en choisir une "moins connue des forces de l’ordre pour éviter que la tension monte". Vendredi matin, la préfète du Cher, Catherine Ferrier, a décidé d’interdire tout rassemblement dans le centre de la ville.

"Il y a une déambulation qui est prévue, mais non déclarée. Donc je ne peux pas l’autoriser puisque l’autorisation ne m’est pas demandé. La déambulation doit rester sur les boulevards qui entourent la ville. Mais comme je n’ai pas de garants qui me garantissent que ce parcours sera respecté, je prends moi mes responsabilités en interdisant moi, le rassemblement dans le centre-ville", explique-t-elle.

Plus de forces de l'ordre mobilisées

L’objectif est d’interdire de façon préventive l’accès à une zone pour renforcer les conséquences judiciaires en cas de violation de cette mesure.

"On prend ce type de décision quand on estime nécessaire, à titre préventif, pour envoyer un signal parce que les conséquences du fait de participer à un attroupement qui présente un trouble à l’ordre public et qui se trouve dans un territoire interdit, les conséquences judiciaires sont plus importantes", précise la préfète. 

Outre cette interdiction d’accès au centre-ville pour les manifestants, la préfète a également fait une demande de renforts pour les forces de l’ordre. Elle craint en effet que des débordements ne surviennent en marge de la manifestation. 

"Je n’avais pas eu à solliciter des renforts d’autres départements, mais ce sera le cas demain. Là, du fait du nombre présumé, on est obligé d’élever le niveau de mobilisation des forces de l’ordre. Ce sont les motivations qui posent problème. D’après ce qui circule sur les réseaux sociaux, certains activistes auraient déclaré qu’ils étaient intéressés à venir", précise Catherine Ferrier. 

Guillaume Descours