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Coronavirus: "Je viens de rentrer de Venise, je n’ai pas été contrôlée en arrivant à Bordeaux"

Une soudaine flambée depuis vendredi des cas de nouveau coronavirus a touché l'Italie où cinq personnes sont mortes. Cimzia, auditrice de RMC était à Venise pour le week-end. Elle a livré ses impressions de la gestion de cette crise sanitaire dans l’émission Brunet-Neumann ce lundi.

L’Italie est le pays d’Europe le plus touché par le Coronavirus. Le virus a fait une cinquième victime dans le pays, qui compte désormais 219 personnes contaminées dont 167 dans la seule région de Lombardie.

Une spectaculaire flambée des cas qui a poussé l’Italie à prendre de nombreuses mesures de précaution, dont la mise en quarantaine d’une dizaine de villes du nord et des contrôles renforcés aux aéroports.

"L’Italie a fait le nécessaire au niveau des mesures de sécurité"

Cimzia, auditrice de RMC, était à Venise ce week-end avec ses enfants. A l’antenne de Brunet-Neumann, cette mère de famille a pu témoigné des mesures prises par l’Italie.

"L’Italie a fait le nécessaire au niveau des mesures de sécurité. Quand on est arrivés vendredi en Italie, nous avons été contrôlés: on a pris notre température, ils avaient tous des masques. C’est à notre arrivée qu’on a vraiment découvert l’ampleur du Coronavirus et à quel point c’était important".

"En France, c’est minimisé alors que là-bas, dimanche soir à 21 heures, Venise était désert"

Autre mesure prise par le gouvernement Italie, ce dimanche: stopper le carnaval de Venise avant son terme. Le Carnaval avait démarré par une grande parade le 8 février et devait se conclure mardi.

Cimzia était justement au cœur de ce rassemblement mythique avant sa fermeture. Déjà, l’inquiétude se faisait sentir: "Il y avait une tension. On n’était pas forcément très à l’aise, parmi tous ces gens, sur cette grande place, sans masque".

Mais surprise à son retour en France ce lundi : pas de contrôle à l’aéroport de Bordeaux.

"On s’attendait ce matin à avoir au moins une information, sur le comportement à adopter en rentrant chez soi ou d’un point de vue sanitaire. Mais on n’a rien eu, je n’ai pas été contrôlée en arrivant à Bordeaux. Sur les arrivées, le flux est très bien géré mais sur les départs, c’est pas au point. Ici, c’est minimisé alors que là-bas, dimanche soir à 21 heures, Venise était désert", s’est étonnée Cimzia.
Brunet-Neumann (avec C.P.)