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Emmanuel Macron ravit les chasseurs: "Il a une vraie vision rurale", selon la FNC

Le président de la République Emmanuel Macron devrait s'exprimer début juillet concernant la chasse. Pour l'instant, le président de la Fédération nationale des chasseurs, invité de Radio Brunet ce jeudi, semble ravi des initiatives du président.

Emmanuel Macron avait fait un appel du pied aux chasseurs durant la campagne présidentielle, et il devrait tenir les engagements qu'il avait pris auprès d'eux. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique Sébastien Lecornu va remettre prochainement un rapport au président de la République visant à établir une nouvelle relation entre les 1,2 million de chasseurs en France et les territoires français, les acteurs de la biodiversité...

Une sorte de réforme de la chasse est ainsi en cours. Une perspective qui ravit visiblement Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), invité de Radio Brunet sur RMC ce jeudi, alors qu'Emmanuel Macron devrait ainsi s’exprimer au début du mois de juillet.

"Macron a une vraie vision rurale"

"On discute de beaucoup de choses, il faut savoir qu’il y a beaucoup de propositions qui émanent de la FNC qui ont été présentées au chef de l’Etat. Il y a une vraie vision, pour une fois, d’une réforme globale de toute cette ruralité qui est proposée par un chef de l’Etat.
Des 'copains' on en a partout, mais de ceux qui disent : 'Allez, je prends le 'bégno' et je vais le tirer' comme on dit dans la campagne, là, on en a un, c’est le chef de l’Etat. Il a une vraie vision rurale et il dit: 'Moi je veux que la chasse devienne un des piliers de la réforme de la ruralité'. Je pense que c’est quelque chose d’exceptionnel pour la chasse." 

"Avec tous ces gens qui nous détestent, en étant chef de l’Etat, dire ce qu'il a dit..."

Emmanuel Macron pourrait ainsi abaisser le prix du permis national de chasse pour inciter plus de personnes à se lancer. De 400 euros aujourd'hui, il pourrait passer à 200 euros. 

"Il a eu une phrase très claire au congrès de la chasse quand il était candidat, et comme il a de la suite dans les idées donc il le propose maintenant qu’il est Président. Il a dit: “Moi, je veux développer la chasse”. Alors imaginez, par les temps qui courent, avec tous ces gens qui nous détestent un peu partout, en étant chef de l’Etat, dire ça...". 

Il met également en avant le côté social et fédérateur dans les campagnes des associations de chasse pour convaincre le président de leur donner plus de moyens.

"La moitié des villages de France, ruraux, un peu perdus dans nos campagnes profondes, vous enlevez l’association de chasse, qu’est-ce qu’il reste? Qu’est-ce qu’il reste comme lien social entre les gens ? Et ça, le président de la République le comprend bien, et est prêt à faire quelque chose en la rendant financièrement plus accessible."

Un inspecteur de l'environnement: "Les chasseurs ne sont pas si exemplaires"

Deuxième piste: rendre la chasse et la biodiversité compatibles. Il voudrait ainsi que les acteurs de la biodiversité marchent ensemble vers le même but. Une entente possible selon lui, énumérant le fait qu'ils contribuent au renouvellement des espèces, au

Un auditeur officiant en tant qu'inspecteur de l'environnement à l'office national de la chasse l'a ensuite interpellé en direct à l'antenne, estimant qu'il peignait un tableau beaucoup trop avatangeux. Il dénonce ainsi "un discours très bien rôdé" alors que les chasseurs ne seraient, selon lui, pas aussi protecteurs de l'environnement qu'ils ne le disent.

"79 espèces classées 'gibier' sont en voie de disparition. (...) A ce niveau-là les chasseurs ne sont pas exemplaires. Pour certaines espèces il faudrait mettre des quotas, mais pratiquement toutes les fédérations dans les départements s’y opposent"

Le président de la FNC dénonce à son tour "une caricature un peu forte" mais reste convaincu que le plan dont il a discuté avec Sébastien Lecornu et le président de la République va dans le bon sens. Reste à voir le résultat.

J.A. avec Radio Brunet