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La France black-blanc-beur est une approche raciste

Dans un meeting à Lyon, Emmanuel Macron déclarait "qu’il n’y avait pas de culture française mais une culture en France". A travers cette phrase, c'est toute la question de l'intégration française qui s'invite sur le devant de la scène. Une déclaration que dénonce Malika Sorel-Sutter, essayiste et invitée de Radio Brunet ce mercredi.

Quel est l’impact des élites politiques sur la société? En se référant à Alexis de Tocqueville, Malika Sorel-Sutter dénonce l’attitude des hommes politiques, obsédés par un égalitarisme empêchant de regarder la réalité en face. Selon elle, l’égalitarisme serait présent dans des exemples comme le micro-trottoir, qui consiste à faire parler n’importe quel individu sur n’importe quel sujet. Elle estime aussi que les individus, quel que soit leur origine, devraient se regrouper sous les fondamentaux culturels de la terre d'accueil, à partir du moment où ils ont fait le choix d'y vivre. 

Elle explique au micro d’Eric Brunet que les choix politiques ont conduit à un échec de l’immigration pour finalement imposer, de force, le concept du multiculturalisme. "La France black-blanc-beur, c’est une approche que j’estime être raciste. Ça veut dire considérer l’être humain, non pas par rapport à ce qu’il est en terme d’identité, en terme de trait de caractère, en terme de mentalité, mais le considérer sur la base de la race. C’est une approche véritablement raciste. Ça m’a profondément heurtée. Cette question du multiculturalisme doit être posée de la manière suivante: c’est la société d’accueil qui doit dire ce qui pour elle est sa propre société".

Pour Malika Sorel-Sutter, c’est la dictature de la bien-pensance des hommes politiques qui a conduit à cet échec. "Les politiques n’ont pas le droit d’avoir laissé entrer des milliers d’immigrés, de constater qu’il y a un échec de l’intégration culturelle, et de dire à la société: ‘voilà maintenant c’est comme ça, vous êtes multiculturelle’. Dans l’intégration il y a deux parties en présence: le migrant et le peuple d’accueil. C’est ce peuple qui va décider ou non de coopter la personne. Ça ne se base pas sur des questions d’ordres raciales. Ça se passe sur la question de la culture, c’est-à-dire les meurs, la façon de vivre et les principes fondamentaux que vous partagez où pas. En France c’est très simple, il y a liberté, égalité, fraternité, laïcité. C’est sur ça que ça se joue".