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Le non port de la ceinture de sécurité est plus réprimé que la consommation de cannabis

Des contraventions pour la consommation de cannabis? C’est l’idée lancée mercredi par Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur. Une proposition jugée cohérente par Stéphane Battaglia, de l’UNSA Police, invitée de Radio Brunet vendredi.

Fumer un joint ne sera bientôt plus sanctionnée que par une simple contravention. C’est le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui l’a annoncé mercredi. Si cette mesure est contestée par les défenseurs d’une politique répressive face à la consommation de cannabis, ce n’est pas le cas de tout le monde. Certains policiers voient même d’un bon œil l’application de cette mesure.

"Sur 130.000 procédures, seulement 2000 vont faire l’objet d’une poursuite"

C’est le cas de l’UNA Police, qui dénonce une "hypocrisie" sur le sujet. "Notre organisation milite de longue date pour la simplification des procédures pénales, rappelle Stéphane Battaglia, responsable communication UNSA Police et invité de Radio Brunet. Dans le cas qui nous occupe, à savoir le cannabis, il y a 130.000 procédures par an, le ministre de l’Intérieur l’a rappelé. Sur ces 130.000 procédures, qui représentent des millions d’heures de travail, seulement 2000 vont faire l’objet d’une poursuite. A l’heure où nous parlons, le non port de la ceinture de sécurité est plus réprimé que la consommation de cannabis. Pour l’UNSA Police, il est temps de mettre fin à cette hypocrisie. Il faut arrêter de faire croire aux Français qu’on lutte contre la consommation alors que ce n’est pas le cas".

Radio Brunet (avec A.M.)