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Le Pen et Mélenchon à l'Assemblée nationale: "Ils vont emmerder au maximum l’exécutif macroniste"

Avec l’arrivée à l’Assemblée national de Jean-Luc Mélenchon (LFI), Marine Le Pen (FN), Alexis Corbière (LFI) ou François Ruffin (LFI), les débats risquent de se muscler. De quoi fragiliser la majorité? Aucune chance pour Alexis Lacroix, directeur délégué de la rédaction de L’Express. Invité dans Radio Brunet, il explique que ces nouveaux députés sont des caricatures dont le discours valorisera l’exécutif.

Avec 17 sièges obtenus à l’Assemblée nationale dimanche, la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon pourra constituer un groupe parlementaire. Une performance que n’est pas parvenue à imiter Marine Le Pen, qui fera tout de même ses débuts en tant que députée. Des visages et des voix charismatiques entrent donc pour la première fois à l’Assemblée, mais ne pourront pas perturber la majorité selon Alexis Lacroix, directeur délégué de la rédaction de l’Express. Invité dans Radio Brunet, il explique que malgré leurs divergences politiques, ils ont en commun le fait d’être caricaturaux.

"Ils vont augmenter les décibels et emmerder au maximum l’exécutif macroniste. Que ce soit Nicolas Dupont-Aignan ou Mélenchon et ses amis, ainsi que la peau de chagrin qui reste du Front national avec Marine Le Pen en tête, ils sont là pour ça. Néanmoins, ce ne sont pas seulement des gens remuants qui vont être bruyants. Ce sont des gens dont la caractéristique, par-delà toutes les différences idéologiques qui les opposent, est d’être extrêmement caricaturaux, voir même sectaires".

Il cite comme exemple la réaction des militants de la France insoumise à Evry, lors de la victoire de Manuel Valls. "Les militants se roulaient par terre d’indignation, ils vociféraient. Je ne veux pas dire que sur les bancs de l’Assemblée il y aura ce type de comportement, quoi que... En tout cas, il y aura un extrémisme verbal qui en réalité, loin de desservir Macron et son gouvernement, va le servir. Face à ces gens qui sont dans cet extrémisme, qui prônent la sortie de l’euro, qui sont des jusqu’au-boutistes de la rupture, l’exécutif macronien apparaîtra logiquement comme le parti de la raison et de la modération. Pour eux qui sont dans un canevas libéral, il vaut mieux avoir une opposition constituée de zozos extrémistes, qu’une opposition constituée de gens constructifs et modérés".

Radio Brunet avec A.B.