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"Le radar est une technologie dépassée" déplore la Ligue contre la violence routière sur RMC

Pour les associations d'automobilistes, les radars automatiques sont un simple business pour le gouvernement. Selon eux, il faut remplacer cette technologie obsolète pour des mesures plus efficace qui lutte contre les autres facteurs d'accident que l'unique vitesse.

C’est une des hantises des automobilistes sur les routes: se faire flasher par un radar. De plus en plus nombreux depuis 2003 sur les routes, les radars automatiques ont permis de faire baisser la vitesse moyenne sur les routes en France. 

Cependant, selon les gendarmes, les fraudes se déplacent vers des zones moins contrôlées. Si la sécurité routière justifie la mise en place de radars pour faire diminuer le nombre de morts sur les routes, certains y voient plus un business.

 Par exemple, les 10 radars qui flashent le plus en France sont tous situés sur des autoroutes. Or, sur ce type de route, ce n’est pas la vitesse qui est le plus gros facteur de risque, c’est plutôt l’alcool, les drogues, les médicaments et la somnolence qui sont les principales causes d’accidents. 

Alors pour certains, les radars sont des systèmes dépassés.

"Quand les radars ont été mis en place sur les autoroutes, le nombre de morts a été divisé par deux. Tout simplement parce que les gens respectaient d’avantage la vitesse sur les autoroutes. Pourtant, je dis oui, absolument, le radar c’est une technologie dépassée. Parce que les pays voisins comme l’Angleterre, ils ont plus de radars que nous. La France est un des pays où il y a le moins de radars au kilomètre carré. En plus, au Royaume-Uni, ils ont 300.000 km de route à contrôler quand nous c’est un million. Enfin, ils ont mis en place plus de 8000 voitures banalisés alors que nous en avons que quelques centaines", explique Chantal Périchon, présidente de la Ligue contre la violence routière sur RMC. 

Une police de la route plus efficace?

D’autant plus, les radars sont depuis plusieurs mois régulièrement détruits sur les routes. Ça a notamment été le cas pendant la crise des "gilets jaunes" mais aussi récemment avec des nouveaux radars tourelles qui ont été détruits en Savoie. 

Pour Laetitia Hooghiemstra de l’association "40 millions d’automobilistes", multiplier les radars ne fera pas baisser le nombre de morts. Pour elle, il faudrait surtout s’attaquer aux vraies causes de la mortalité.

"La vitesse en fait partie, mais il faut surtout travailler sur le comportement et rappeler aux gens pourquoi c’est dangereux de dépasser la vitesse. Et pourquoi on ne parle pas assez des autres causes comme l’alcool, les stupéfiants qui sont aujourd’hui un vrai fléau. Ce qu’on aimerait ce n’est pas plus de radars, mais une vraie police de la route", indique-t-elle. 
Guillaume Descours