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Maire du Pas-de-Calais, il offre 250 euros à ceux qui dénonceront des tagueurs

Le maire de Mondicourt, Stéphane Gomes, a expliqué ce mercredi dans Radio Brunet pourquoi il avait décidé d'offrir une prime de 250 euros pour retrouver le ou les auteurs de plusieurs tags sur du mobilier urbain et des façades de maisons, dans la nuit de samedi à dimanche dernier..

Sans cela, il assure qu'on ne retrouvera pas le ou les auteurs des dégradations. Stéphane Gomes, maire de Mondicourt, petite commune du Pas-de-Calais, a décidé d'offrir une prime de 250 euros, de sa poche, à toute personne permettant de retrouver le ou les auteurs des tags qui ont recouvert un abribus, des panneaux de signalisation et des façades de maison dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Quand à ceux qui critiquent son initiative, la trouvant disproportionnée, le maire répond ceci ce mercredi dans Radio Brunet. "C'est facile quand on n'a jamais eu ce souci-là. Et le jour où ça leur arrive, ce sont les premiers à venir en mairie et à vouloir tuer tout le monde".

"Si quelqu'un d'autre a une meilleure solution…"

Stéphane Gomes rappelle que c'est le contribuable qui va devoir payer la remise en état du mobilier urbain, recouvert de tags grossiers et de noms de groupes de rap. "Je n'ai pas d'étoiles de shérif, je ne veux pas faire justice moi-même, je veux juste aider la gendarmerie, justifie-t-il encore. Parce que dans ces cas-là on ne retrouve jamais les auteurs, sauf si on met une carotte. C'est dommage d'en arriver là mais il y a un moment où on dit stop. Parce que c'est ça, mais c'est aussi les ordures, c'est les tombes pillées pour voler du laiton..." "Si quelqu'un d'autre a une meilleure solution, je suis à l'écoute", conclut-il.

P. G. avec Eric