RMC

Miguel, supporter portugais: "Ce n'est pas la manière, c'est la victoire qui compte"

-

- - -

On a largement critiqué le manque de flamboyance de l'équipe du Portugal durant l'Euro 2016, qu'elle a remporté en battant les Bleus en finale. Mais les supporters portugais accueillis par Éric Brunet, ce lundi, n'en ont cure : seule la victoire est belle.

Trop défensive, ennuyeuse, pénible à jouer et à voir jouer, incapable de gagner le moindre match contre des équipes largement à sa portée (Islande, Autriche, Hongrie) lors du premier tour… L'équipe portugaise, vainqueur de l'Euro 2016 dimanche en battant l'équipe de France en finale à Saint-Denis, a été plus que critiqué tout au long de la compétition. Mais au final, c'est elle qui a gagné. Encore une fois à l'issue d'un match qu'elle a été loin d'emballer.

"Le premier tour, ça a été limite"

A la déception d'Éric Brunet, ce lundi dans Carrément Brunet sur RMC, sur la qualité de jeu du nouveau champion d'Europe, Miguel et Steve, deux supporters portugais, répondent que seule la victoire est belle. "Ce n'est pas la manière, c'est la victoire qui compte", assène Miguel. Qui, honnête, reconnaît que "dans le jeu", les joueurs portugais ne lui ont "pas fait plaisir parfois. Le premier tour ça a été limite".

"Les gens disent que le Portugal est dégueulasse (sic), mais quand on joue contre la Croatie (en huitième de finale), l'entraîneur portugais est obligé de blinder le milieu, sinon on s'en mange trois ou quatre. Depuis, on a été injouable pour les autres", analyse-t-il. S'il se souvient avec nostalgie des Figo, Deco, Pauleta, Nuno Gomes, ces joueurs qui composaient une équipe lusitanienne magnifique dans les années 2000, Miguel rappelle qu'aujourd'hui "ce n'est pas la même équipe".

"Avant c'était beau mais on se faisait prendre à revers"

"Avant le Portugal c'était beau, c'était magnifique, mais on se faisait prendre à revers et on ne gagnait pas", rappelle de son côté Steve. Il rappelle qu'en 2004, lors de "son" Euro, le Portugal avait été surpris par la Grèce, vainqueur surprise dans un style de jeu qui rappelle fortement celui des nouveaux lauréats. "La Grèce, quand ils ont gagné chez nous en 2004, ils ont fait pareil. Hyper défensifs, ils attendaient le bon moment et souvent la fin de match pour mettre le but".

"La Grèce a fait la même chose tout le monde a applaudi. Pourquoi quand nous, on joue pareil, on ne nous dit pas bravo ?", s'agace-t-il.

"Moi-même j'ai été étonné par cette façon de jouer", poursuit le supporter, qui estime cependant que le niveau de cet Euro a été globalement "moyen". "On l'a vu avec l'Islande, le Pays de Galles, les grandes équipes n'ont plus des matchs où ils enquillent 4 buts".

P. G.