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Pensions alimentaires non-payées: les explications de Marlène Schiappa sur RMC

Le président Macron a annoncé ce jeudi son souhait de confier aux caisses d'allocations familiales le recouvrement des pensions alimentaires. La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, était l'invitée de Radio Brunet sur RMC.

Lutter contre les impayés et aider un grand nombre de mères célibataires en situation de précarité: tel est l’objectif affiché du gouvernement en confiant à la Caf le recouvrement des pensions alimentaires.

"Verser plus rapidement au parent cette pension pour élever les enfants"

Une mesure, "en cours de finalisation", affirme la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Invitée de l’émission d’Éric Brunet, la ministre a esquissé quelques-unes des pistes étudiées par le gouvernement pour sa mise en place.

"L’intention est que la Caf puisse faire un équivalent de prélèvement automatique des pensions alimentaires avec deux objectifs: diminuer les impayés de pensions alimentaires en faisant plus d’intermédiation familiale en amont et que beaucoup plus rapidement, s’il y a des impayés, on puisse prélever le montant de la pension alimentaire et la verser au parent qui doit recevoir cette pension pour élever les enfants".

"L’idée n’est pas que l’argent public paye à la place du parent"

Pourtant, créé début 2017, à la fin du précédent quinquennat, un organisme public, l'Aripa, est déjà chargé du recouvrement des impayés de pension alimentaire. Mais de l'aveu même du gouvernement, ce dispositif reste très méconnu.

Marlène Schiappa l’assure: le but n’est pas de "déresponsabiliser le parent qui ne prend plus en charge ses enfants".

"L’idée n’est pas que l’argent public paye à la place du parent qui ne veut plus payer, pas du tout. L’idée c’est que ce soit recouvré de façon beaucoup plus rapide et plus efficace".

Pour que les agents de la Caf, déjà débordés, parviennent à assurer cette nouvelle attribution, la ministre évoque une "réorganisation" globale des services de l’Etat plutôt que de nouvelles embauches: "Tout ne doit pas se faire de Paris", affirme-t-elle.

Radio Brunet (avec Caroline Petit)