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Chèque énergie: un sénateur réclame plus d'argent pour les habitants des régions froides

Faut-il augmenter le chèque énergie, versé à 12 millions de foyers, dans les départements où il fait le plus froid? Le sénateur PS de Moselle, Jean-Marc Todeschini, défend cette proposition. Il assure que sur les mois les plus froids, les écarts de température peuvent être de plus de 10 degrés entre les différents territoires.

"Je ne veux pas moduler le chèque énergie, qui reviendrait à déshabiller Pierre pour habiller Paul, je veux tout simplement que cette aide soit un peu plus élevée pour les foyers pauvres qui habitent dans les départements les plus froids." Jean-Marc Todeschini, sénateur PS de Moselle, invité d'"Apolline Matin" ce jeudi sur RMC et RMC Story, souhaite que l'aide du gouvernement soit plus importante dans les régions françaises les plus exposées aux températures basses.

Ce chèque vise à aider les ménages les plus modestes face à l'inflation et à la hausse des prix de l'énergie et devrait être versé à 12 millions de foyers.

D'après le sénateur, "les écarts de température, sur les mois les plus froids, peuvent être de plus de 10 degrés" entre les différents territoires métropolitains. Alors, pour les départements où il fait le moins chaud, il voudrait que le chèque énergie soit un peu plus élevé.

La double-peine pour ces habitants

"Il ne s’agit pas de baisser ce chèque qui n’est déjà pas très important. Lorsqu’on est à l’euro près pour remplir son réfrigérateur pour nourrir ses enfants, c’est certainement plus difficile quand on habite en haute montagne que quand on habite sur la Côte d’Azur", ajoute-t-il.

Pour ceux qui habitent ces départements de montagne, "c’est la double-peine". C'est aussi le cas pour les collectivités. "Les communes elles-mêmes doivent chauffer beaucoup plus et voient leur facture d’énergie se multiplier par 3, 4 ou 5".

Même s'il fait cette proposition, le sénateur l'assure: il n'est pas pour les primes. "Ce qui serait le plus naturel, ça serait que les prix soient plafonnés et que toutes les communes aient un bouclier énergie. C’est aussi l’augmentation des salaires et des retraites", souligne-t-il.

"Le gouvernement ne travaille qu'avec des primes, ça n’est pas comme cela qu’on va éliminer la pauvreté", conclut-il.

AB