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Hausse des prix: le menu du réveillon de Noël va être fortement impacté

À un mois des fêtes de Noël, un quart des Français se disent prêts à faire des sacrifices alors que les prix de nombreuses denrées prisées s'envolent déjà, en raison de l'inflation et de la crise énergétique.

Le réveillon de Noël, c'est dans tout juste un mois. Après deux ans sous la menace du Covid-19, les fêtes de Noël vont cette fois se dérouler dans un contexte d'inflation galopante qui ne devrait donc pas épargner les repas. Foie gras, huîtres, champagne, volaille, chocolat ou bûche, l'augmentation du prix des matières premières et des coûts de transport va se ressentir sur la facture. Plus d'un quart des Français (27%) comptent d'ailleurs réduire la voilure pour Noël, que ce soit pour le repas ou les cadeaux, selon un baromètre Kantar pour LSA.

Pour Hugo Gilles, de la Maison Samaran, le foie gras pourrait être fortement impacté: "C’est vrai qu’on a une augmentation de 30 à 40% sur nos foies gras, en raison du manque de stock lié à la grippe aviaire que nous avons subie toute l’année et en raison de l’augmentation des matières premières pour nourrir les volailles".

+50% sur le poisson?

Des répercussions de la crise également au rayon poissonnerie, comme le constate Pascal Bellocq, gérant: "Sur tous les produits sauvages comme la sole, le turbo, les bars, la lotte, et sur une période plus spécifique aux fêtes, on peut s’attendre à du +50%", craint-il. Ici, c’est le coût de l’énergie qui fait grimper les prix, explique le poissonnier: "Par exemple, dans les huîtres maintenant, pour des produits premiers prix, les transports vont représenter jusqu’à un tiers de la valeur de l’huître", explique-t-il.

Alors sur quels produits les consommateurs sont-ils prêts à faire des sacrifices? "On va sacrifier le chocolat mais pas le dessert et le reste du repas", assure une Toulousaine. "Sur la table, on fera attention au vin et peut-être au champagne", renchérit une autre. Le champagne a déjà augmenté de 11% depuis le début de l’année. Mais bonne nouvelle, il n’y aura pas de pénuries de petites bulles pour les fêtes.

Jean-Wilfried Forquès (avec G.D.)