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Hausse des prix: les ambulanciers souffrent face à la flambée de l'essence

En l'absence d'aides de l'État, les ambulanciers sont inquiets des conséquences de la hausse des prix de l'essence. Ils craignent de devoir tailler dans leurs effectifs.

Conséquence de la reprise économique et de la guerre en Ukraine, le prix du carburant est toujours aussi élevé, atteignant de nouveau les prix observés avant la ristourne de 18 centimes instaurée par le gouvernement. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a souligné jeudi à Evreux que le pays se trouvait face à des difficultés économiques considérables, estimant que "le plus dur est devant nous".

Si les particuliers sont très touchés, les professionnels de la route sont les premiers à trinquer. Les ambulanciers accusent le coup. Ces derniers doivent pratiquer des tarifs encadrés par l’Assurance maladie qui n’ont pas été revus à la hausse après la flambée des prix à la pompe.

Garry est ambulancier à Paris. Au volant de son ambulance, le brancardier roule jusqu'à une station essence pour faire le plein: le litre est à 2,012 euros le litre. La note des ambulanciers flambe. Plus de 114,06 euros pour trois quart de plein. Avant, Garry remplissait le réservoir entier pour cinq euros de plus.

"Ça se répercute dans notre travail"

Pour faire des économies, les professionnels ont dû s'adapter:

"On nous demande de rouler moins vite, plus souple. On fait beaucoup moins de patients. Ça se répercute dans notre travail" raconte Anis, ambulancier depuis deux ans.

"Ça ne s'est jamais vu !"

Ces consignes ont été données par le directeur d'exploitation de leur entreprise, Nabil Gamra Yassib, qui a donné ces consignes. Pour poursuivre l'activité malgré les prix du gazole, le tiers de ses ambulances est à l'arrêt.

"Ça ne s'est jamais vu ! On est même obligés de refuser des transports car ce n'est pas viable pour nous. Cette patientèle se retrouve à ne pas pouvoir aller à des rendez-vous ou des hospitalisations. On aimerait bien aller chercher tout le monde, mais on n'y arrivera pas", explique-t-il.

En l'absence d'aides de l'état, il craint de devoir tailler dans ses effectifs pour faire face.

Lucile Pascanet avec MM