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Les Français achètent de moins en moins de jus de fruit

Le jus de fruit n'a plus vraiment la cote en France: depuis 2015, les ventes reculent de 2 à 3% chaque année. Il y a plusieurs explications à cette baisse, notamment la composition de ces produits et son coût.

La France est le deuxième plus gros marché européen du jus de fruit, derrière l'Allemagne. Pour autant, les ventes ne font que de reculer: depuis 2015, elles baissent de 2 à 3% chaque année.

Pourtant, il y a encore une dizaine d'années, le jus de fruit était l'indispensable du petit-déjeuner. On considérait même qu'un verre de jus pouvait remplacer l'un des cinq fruits et légumes qu'il faudrait consommer quotidiennement.

En 2011, en moyenne, un Français en consommait un peu plus de 24 litres par an. Aujourd'hui, c'est plutôt autour de 18 litres. Concrètement, cela équivaut à une cuillère à café par jour: c'est peu.

Trop de sucres et pas assez de fibres

90% des ménages continuent quand même d'en acheter régulièrement.

Cette baisse des ventes a plusieurs explications. Dans les années 2000, la quantité de sucres et le manque de fibres dans ces jus industriels ont commencé à être questionnés.

Les spécialistes de l'alimentation ont commencé à moins les recommander et en 2020, le programme national Nutrition et Santé a décidé de les mettre dans une autre catégorie. Ainsi, ils sont passés de "fruits et légumes à consommer tous les jours" à "boissons sucrées", donc à côté des sodas, dans les rayons des supermarchés.

Plus cher que les sodas

Le problème c'est que la réglementation interdit de retirer ces sucres alors l'image des jus de fruit s'est dégradée, comme la plupart des produits qui contiennent du sucre.

Le côté nutritionnel n'est pas la seule raison, il y a aussi le coût de ces jus. Par exemple, si le prix des oranges augmente, celui du jus aussi. Finalement, ils sont souvent bien plus chers que les autres boissons comme les sodas.

Certaines marques tentent de se diversifier en proposant des jus avec du fruit pressé ou encore des smoothies.

AB avec Stéphane Pedrazzi