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Quelles augmentations de gaz et d'électricité en 2023 avec le nouveau bouclier énergétique?

Début 2023, un nouveau bouclier tarifaire va entrer en vigueur. Un peu moins protecteur que celui en vigueur actuellement, il va faire gonfler les factures de 15% sur le gaz et l'électricité.

Qui dit nouvelle année, dit son lot de nouveautés. Le 1er janvier c'est du côté du gaz que ça va bouger. Avec une hausse des tarifs réglementés de 15%, 40% des ménages vont être concernés notamment ceux qui sont aux tarifs réglementés d'Engie, qui n'ont plus bougé depuis le 1er novembre 2021. Sans le bouclier qui court jusqu'à la fin de l'année 2022, ils auraient progressé de 122% et auraient plus que doublé les factures des consommateurs, d'après la Commission de Régulation de l'Energie. L'État a donc ouvert la caisse pour indemniser les fournisseurs de gaz.

45 euros de plus en moyenne sur la facture de gaz et d'électricité

Mais avec la fin du premier bouclier et la mise en place d'un bouclier plus léger et moins protecteur, en ce début d'année 2023, le tarif réglementé du gaz augmentera de 15% au 1er janvier. D'après le site servicepublic.fr, il faut s'attendre à un surcout moyen de 25 euros par mois pour les ménages. Mais sans ce bouclier ça n'aurait pas été 25 euros mais 200 euros de plus par mois, dit le même site.

Pour l'électricité, il faudra attendre le 1er février pour la hausse du tarif réglementé. La douloureuse sera la même: 15%. Il faut s'attendre en moyenne à un surcout de 20 euros par mois, alors que sans le bouclier tarifaire ça aurait été 180 euros par mois. À noter que le bouclier tarifaire fonctionne moins bien en copropriété où l'aide est plafonné. Le syndic de l'immeuble ou le bailleur social devra réclamer une aide a posteriori.

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Un coup dur pour les ménages

C'est un moindre mal mais ça sera quand même un nouveau coup dur surtout pour les ménages les plus modestes. Aujourd'hui, les dépenses d'énergie pour le logement pèsent environ 15% d'un budget qui est aussi attaqué par la hausse d'autres postes de dépenses incontournables: l'alimentation, le carburant, les titres de transports, les primes d'assurances...

Toutes ces dépenses dites contraintes augmentent toutes en même temps, alors que la hausse des salaires elle ne compense pas l'inflation. Ce qui pousse de plus en plus de ménages à faire des choix douloureux, comme celui de manger ou de se chauffer.

Guillaume Paul