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Débuts mouvementés pour les négociations sur la réforme des retraites à l'Assemblée nationale

La séance de lundi s'est achevée à 23H20, et les députés n'ont même pas commencé à examiner les 41.000 amendements du volet ordinaire de la réforme. En ouverture des débats, dans l'après-midi, le tout nouveau ministre de la Santé Olivier Véran a défendu un projet annoncé "de longue date" qui "a la légitimité d'un programme présidentiel", le tout sous les chahuts de l'opposition.

Il aura connu un baptême du feu mouvementé. Olivier Véran, tout juste nommé nouveau ministre de la Santé après le départ d’Agnès Buzyn, il a donné le coup d’envoi des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale. Et l’opposition, qui avait promis de chahuter la séance n’a pas épargné le nouveau ministre. 

Du brouhaha, du vacarme et à la manœuvre, les Insoumis. Leur leader Jean-Luc Mélenchon allume les premières mèches. "Nous tiendrons la tranchée aussi longtemps qu’il le faudra", assure-t-il au micro. 

C’est donc une guérilla parlementaire qui a débuté. 41.000 amendements sont à examiner en seulement deux semaines, tous les jours, jusqu’à minuit. "Pas un problème" selon l’Insoumis Éric Coquerel.

"Quand des gens font plus de 50 jours de grève sans toucher de salaire pour lutter contre ces camps, on ne peut pas nous, députés, ne pas tenir notre rôle", affirme-t-il. 

Adoptée avant les municipales ?

Ces négociations représentent un marathon inédit à l’Assemblée. Ce qui n’est pas du goût du patron des députés marcheurs, Gilles Le Gendre.

"Nous ne sommes pas là pour faire la guerre, nous sommes là pour faire la loi. La stratégie d’une partie de nos oppositions nous vole ces possibilités et donc la vole aux Français", indique-t-il. 

Et pour cause, le temps presse. Le gouvernement espère faire adopter la réforme des retraites en première lecture avant le premier tour des élections municipales. 

Paul Barcelonne avec Guillaume Descours