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"Il faut persévérer, les gens ont un mal de vivre": malgré les violences du 1er-Mai, les "gilets jaunes" restent mobilisés

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Des échauffourées ont éclaté dès le début de la manifestation du 1er-Mai et ont gâché la mobilisation des syndicats et des "gilets jaunes".

Des vitrines brisées, des feux de poubelles, et des pavés lancés sur les forces l'ordre contre des jets de lacrymogènes, de grenades de désencerclement et de canons à eau.

Une journée "volée par la violence de quelques-uns"

Loin de "l'apocalypse" annoncé sur les réseaux sociaux, des blessés du côté de la police et des manifestants sont malgré tout à déplorer. Des affrontements violents qui ont totalement éclipsé la mobilisation syndicale.

Dès le départ du cortège qui a réuni 40.000 personnes selon le comptage Occurence, les directions syndicales ont dénoncé des abus. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a tenu le même discours en fin de journée, évoquant une journée "volée par la violence de quelques-uns".

"Il faut persévérer et dire 'non' à Macron, 'non' à sa politique"

Une opinion partagée par certains manifestants pour qui, la Fête du Travail a été gâchée par les violences. Sandrine est venu de Crosnes en Essonne aux côté des "gilets jaunes". Elle regrette ces violences, mais il faut poursuivre la mobilisation selon elle.

"C’est la première fois que je manifeste. Je savais par les médias qu’il y avait des violences mais pas autant. Ils nous foncent dessus, ils nous gazent, moi ça me révolte de voir ça donc effectivement, je reviendrai. Il faut continuer, il faut persévérer et dire 'non' à Macron, 'non' à sa politique pour qu’il comprenne que les gens ont un mal de vivre".
Nicolas Traino (avec Caroline Petit)