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1er-Mai: malgré quelques tensions, le gouvernement globalement soulagé

Dans un contexte particulier, et l'annonce de la venue de black blocs, le gouvernement craignait particulièrement les rassemblements de la fête du travail cette année. Finalement, malgré quelques heurts, la mobilisation a été plutôt calme.

Ils s’attendaient au pire. La mobilisation du 1er-Mai a été forte et avec quelques tensions notamment à Paris mais au plus haut sommet de l'Etat, c'est le sentiment d'avoir évité le chaos qui domine. "Le président était tendu, à sa place, je l'aurai été aussi" rapporte, presque soulagé, un conseiller mercredi soir. 

Dans l'entourage d'Emmanuel Macron, on minimise la mobilisation, pourtant plus forte que l'année dernière. Selon le ministère de l’Intérieur, 164.500 manifestants étaient dans les rues mercredi en France et 310.000 selon la CGT. Ce 1er-Mai intervenait pourtant seulement une semaine après les annonces du chef de l'Etat.

"Mais ces annonces n'avaient pas vocation à calmer les habituels énervés, plutôt à rassurer les Français", assure un proche pour qui la journée est "réussie" grâce à un dispositif de maintien de l'ordre efficace. 

315 gardes à vue

Quelques tensions ont tout de même émaillées le cortège parisien. Au total, 315 personnes ont été placées en garde à vue. On décompte également une quarantaine de blessés dont 14 parmi les forces de l'ordre. Un CRS a notamment été hospitalisé après avoir reçu un pavé dans la figure.

Le commissariat du 13ème arrondissement a été visé par des projectiles et surtout plusieurs dizaines de manifestants ont fait irruption dans l'hôpital de la pitié salpêtrière. Une "attaque" dénoncée mercredi. soir sur place par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 

Pour l'exécutif, la prochaine journée de mobilisation des gilets jaunes samedi, ou l'appel de plusieurs syndicats à manifester jeudi prochain contre la réforme de la fonction publique, auront aussi valeur de tests. 

Paul Barcelonne avec Guillaume Descours