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"Un équilibre entre responsabilité et féérie": les illuminations de Noël passent en mode sobriété

Avec la crise énergétique, de nombreuses villes vont réduire voire supprimer les illuminations de Noël. Un choix cornélien entre envie de continuer à voir scintiller ces petites ampoules pour faire rêver petits et grands et obligation de sobriété.

Noël approche. Dès ce soir, les illuminations sur les Champs-Elysées à Paris seront allumées. Le top départ des festivités à un peu plus d’un mois de Noël. Mais cette année, face à la flambée des prix de l’électricité, guirlandes et autres petites ampoules vont scintiller moins longtemps: deux heures en moins chaque soir. Elles seront démontées une semaine plus tôt.

Moins d'illuminations, moins longtemps

Allier sobriété et féérie c’est l’option choisie cette année par une majorité de communes, comme à Rouen, en Normandie où la surface illuminée a été diminuée de 66%. Périmètre réduit aussi à Rennes de 34 %. A Nantes, les festivités débuteront une semaine plus tard, alors qu'à Bordeaux, rien ne sera fait avant le 9 décembre. A Nancy, il y aura moins de spectacles sur la place Stanislas.

"On cherche le point d'équilibre entre responsabilité et féérie" explique dans la Matinale Week-End, l'adjoint à la maire de Strasbourg Guillaume Libsig. "On a travaillé sur les heures et les dates: on arrêtera les illuminations le 24 décembre."

Dans le Val d’Oise, à Ecouen, le maire a même organisé un référendum avec deux choix: des guirlandes en tissus ou des guirlandes lumineuses moins nombreuses et moins longtemps, et c’est cette option qui a été choisie. Plus radical encore, selon un sondage CSA-ENEDIS, dans une commune sur dix, il n’y aura aucune illumination de Noël.

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D'énormes coups de maintenance

C'est le cas de Quimperlé ou de Béthune. Le maire de la ville pas-de-Calaisienne explique vouloir prioriser la consommation d’électricité de ses administrés plutôt que d’éclairer l’extérieur. Un choix fort et symbolique, pour les uns. Pour d'autres, il s'agit plus d'un coup de com’ et des économies de bout de chandelles, comme le notent certains spécialistes.

En effet, aujourd'hui, on utilise aujourd’hui en grande majorité des LED, moins énergivores, et le budget illuminations ne pèse pas tant dans le budget des mairies. Mais certains maires l'assurent: ce qui coûte cher surtout l'installation et la location de matériel. À Quimperlé, si l'éclairage coûte "seulement" 2.000 euros à la commune, le prix de l'installation et la maintenance des guirlandes monte à 20.000 euros.

Margaux Bourdin avec Maxime Martinez