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Grève des taxis: "Maintenant il faut passer au dialogue", demande le médiateur

Le député PS Laurent Grandguillaume a été nommé mardi soir médiateur, en charge de la concertation entre les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (VTC). Invité ce mercredi de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, il a reconnu que la traque des chauffeurs illégaux a été insuffisante.

C'est à lui qu'incombe la (difficile) mission de calmer la colère des taxis, dont la grogne contre la concurrence selon eux déloyale des VTC se poursuit ce mercredi. Laurent Grandguillaume, député PS de Côte d’Or, a été nommé mardi soir médiateur, en charge de la concertation entre les taxis et les voitures de transport avec chauffeur, après une journée de mobilisation des taxis émaillée une nouvelle fois d'incidents.

S'il prévient qu'il ne peut pas "inventer en 24h toutes les solutions", Laurent Grandguillaume assure sur RMC qu'il mettra "tous les sujets sur la table, sans tabou", y compris le débat sur un éventuel rachat des licences de taxis. "Je dis (aux taxis) que je suis à leur disposition pour qu'on travaille ensemble à trouver des solutions durables et à inventer un écosystème qui soit favorable à nos entrepreneurs individuels qui créé des emplois dans notre pays, en particulier les artisans".

"Il faut du contrôle et que les règles s'imposent à tous"

Le médiateur a reconnu que la loi Thevenoud n'était "pas entièrement appliquée", notamment sur son volet répressif. A Jean-Jacques Bourdin qui lui rappelle que seuls 33 PV ont été adressés à des chauffeurs illégaux entre janvier et septembre dernier, Laurent Grandguillaume répond : "C'est clair qu'il n'y a pas eu suffisamment de contrôles. Il faut du contrôle et que les règles s'imposent à tous pour une concurrence saine entre les différents acteurs".

Établir une coexistence équilibrée entre les VTC et les taxis ? C'est possible, répond le médiateur. "Il faut une concurrence saine, le respect de la sécurité du consommateur, la qualification et la simplicité pour les entrepreneurs. Si on respecte ces trois points, je suis persuadé qu'on trouvera des solutions. La question c'est en fin de compte le numérique qui percute les différentes entreprises. Mais il faut imposer des règles au numérique et un respect des personnes. Il n'est pas question de contrôle en tant que tel du numérique mais de mettre en place des règles communes à tout le monde et que chacun les respecte". Suffisant pour apaiser la colère des taxis ? "Je comprends leur indignation mais maintenant il faut passer au dialogue".

Philippe Gril avec JJ. Bourdin