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Hausse de la mortalité routière: "On va multiplier les contrôles"

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, ce jeudi chez Jean-Jacques Bourdin.

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, ce jeudi chez Jean-Jacques Bourdin. - RMC Découverte

Le délégué interministériel à la sécurité routière a annoncé ce jeudi sur RMC que les contrôles routiers allaient se multiplier, alors que le nombre de tués sur les routes est reparti à la hausse en août. Une réflexion porte notamment sur les panneaux indiquant la présence de radars.

C'est une forte hausse qui montre un coupable relâchement dans la vigilance des automobilistes français. 335 personnes ont perdu la vie sur les routes au mois d'août. Un bilan en hausse de 9,5% par rapport à août 2014. "On a beaucoup roulé en août, l'essence est très basse, il a fait très beau... Ces facteurs jouent, mais il y a un relâchement des comportements, analyse Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, ce jeudi sur RMC. Et ces relâchements on le constate avec les forces de l'ordre qui voient augmenter les délits et les infractions, et même des choses aussi banales que l'absence du port de la ceinture". On a aussi roulé plus vite que d'habitude cet été, constate la sécurité routière.

"Nous allons lutter contre les excès de vitesse"

Et quand on est mauvais élève, on s'expose à la sanction. Emmanuel Barbe prévient : "On va multiplier les contrôles pour que les gens respectent les règles". "Nous allons lutter contre les excès de vitesse, la conduite sans assurance". Et pour lutter contre la vitesse quoi de mieux que les radars. "La semaine prochaine on va mettre en place des nouveaux radars qui flashent dans les deux sens de la route", annonce le délégué interministériel à la sécurité routière.

Surtout, s'il rejette l'idée d'enlever les panneaux annonçant la proximité des radars automatiques, il annonce toutefois une réflexion sur le sujet : "Nos radars sont devenus trop connus. Il faut donc avoir des radars avec des positionnements qui seront indiqués, mais qui seront moins prévisibles. Et puis les voitures équipées de radars tourneront plus".

"Effectivement, il ne peut y avoir que de la répression"

Emmanuel Barbe a toutefois conscience que le tout répressif n'est pas forcément une solution. "Effectivement, il ne peut y avoir que de la répression. Si vous faites la règle de trop, vous faites exploser le respect de toutes les autres règles. C'est pourquoi le 2 octobre, le Premier ministre va présenter un plan complet qui porte aussi sur l'aspect éducatif".

Philippe Gril avec Jean-Jacques Bourdin