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Inquiets mais mobilisés, des parents forment une chaîne humaine devant une école contre le trafic de drogue

Des parents d'élèves se mobilisent depuis plusieurs semaines pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur la situation de leur école qui subit les effets néfastes de la localisation d'un trafic de drogue en face de l'établissement.

Des parents d’élèves mobilisés contre le trafic de drogue à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. Depuis mi-mai, les parents d'élèves d'un groupe scolaire de la commune forment des chaînes humaines devant les 3 écoles qui le compose chaque matin.

Ils dénoncent le manque de réactions des pouvoirs publics sur le trafic de drogue qui frappe les quartiers. Des parents inquiets d’intrusions de jeunes dans la cour de l’école et de cannabis retrouvé dans l’enceinte même de l’établissement le mois dernier.

"Il y a des jeunes qui se font poursuivre qui escaladent la façade de l’école facilement"

Alors que les enfants entrent dans la cour de l’école, sur le trottoir, leurs parents se donnent la main pour former une chaîne humaine. Ils sont au total une cinquantaine réunis symboliquement pour dénoncer le trafic de drogue qui se déroule autour de l’école de leurs enfants. Les parents ne cachent pas leur inquiétude pour ses enfants scolarisés.

L'établissement a même connu plusieurs intrusions qui a nécessité l'intervention de la police témoigne Arnould, un jeune père de famille.

"Il y a des jeunes qui se font poursuivre qui escaladent la façade de l’école facilement. Nos enfants qu’on vient chercher mais qu’on ne peut pas récupérer parce que la police est en train d’intervenir. Ca nous fait dire qu’on doit agir."

"A partir du moment où on se met tous ensemble dans une action pacifique on a énormément de pouvoir"

Nadine, maman de deux enfants, espère que la mobilisation lancée il y a un mois fera changer les choses.

"Je prends le temps, comme d’autres, on prend le temps. A partir du moment où on se met tous ensemble dans une action pacifique on a énormément de pouvoir."

De son côté la mairie de Saint-Denis se dit solidaires des parents. Mais c'est à l'Etat d'agir se défend Florence Haye, adjointe au maire chargée de la jeunesse.

"La ville a mis en place des mesures provisoires pour améliorer la sécurité de l’école. Mais évidemment la question du trafic est une question de justice et de police nationale et donc on est plusieurs à demander plus de moyens pour démanteler les trafics."

21 policiers supplémentaires sont attendus dans la ville d'ici la fin du mois. Pour les parents, cela ne suffira pas à résoudre les problèmes, loin de là.

Nicolas Ropert (avec James Abbott)